Publié dans Classiques de la littérature

La plage – Cesare Pavese

J’ai eu envie de découvrir cet auteur que je connaissais pas grâce à Morgane Ortin, fondatrice du compte Amours Solitaires, et ses rendez-vous littéraires Radio Morgane qu’elle propose assez régulièrement sur son compte Instagram et où elle met en avant des correspondances un peu oubliées. J’adore suivre ses vidéos, j’adore l’écouter parler de toutes ces lettres avec fascination et passion, puis la voix de Morgane est si douce que même les lettres les plus difficiles se laissent écouter sans grande difficulté. Ainsi, lors de sa lecture de la lettre d’amour (et de suicide) de Cesare Pavese à Pierina j’ai eu envie d’apprendre à le connaître et le découvrir à l’écrit.

Dans ce court livre édité chez Folio, on suit le narrateur qui est invité par son ami d’enfance et sa femme à passer des vacances sous le soleil dans leur villa. On se rend vite compte que le narrateur observe jalousement ce couple d’ami, qu’il tente de mettre un peu à mal leur relation. Mise à part ça rien ne se passe vraiment dans ce livre et d’ailleurs finalement rien n’est dit non plus. On est sur du contemplatif, des secrets, du désespoir, de la solitude, des moments volés. L’auteur lui même dit de son livre : « Il représente une distraction, humaine ma foi, et en somme, s’il en valait la peine, je m’en repentirais. C’est ce qu’on appelle une pure recherche de style. » J’avoue que cela me rassure un peu parce que je me suis ennuyée, je n’ai trouvé que peu d’intérêt à ce livre qui dépeint juste des moments de vie (ce que j’adore en principe) mais avec ce sentiment bien trop évident de malhonnêteté de la part de tous les personnages : trop de non-dits, trop de bons sentiments, trop de manières.

Je ressors donc de cette lecture déçue globalement je m’attendais à mieux en ayant eu un aperçu de sa plume par Morgane. D’autant que Cesare Pavese est quand même un expert du domaine littéraire, il a étudié la littérature anglaise, écrit une thèse sur Walt Whitman, traduit de grands noms comme James Joyce, Herman Melville ou encore Charles Dickens. Il n’empêche que je vais retenter l’expérience mais avec le livre qu’il a terminé d’achever avant son suicide, Le métier de vivre, qui a eu une parution posthume et qui est un journal intime retraçant les moments clés de sa vie.

Je pardonne à tout le monde et à tout le monde je demande pardon. Ça va ? Ne faites pas trop de commérages.

Note : 2.5 sur 5.

S’offrir le livre tout en me soutenant : https://amzn.to/3x7Qcsd

Auteur :

Illustratrice - Féministe - Lectrice

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