Publié dans Romans graphiques

L’imprimerie des sorcières, T1 – Mochinchi & Yasuhiro Miyama

J’ai eu envie de lire ce manga car le résumé parle de choses que j’apprécie en règle général : des bouquins et de la sorcellerie. Toutefois je ressors de ma lecture de ce premier tome assez déçue et je ne poursuivrais pas la série.

Les dessins sont vraiment sublimes et c’est selon moi le seul bon point de ce manga. Il est brouillon, n’a aucune structure narrative, les personnages sont présentés trop brièvement et sont trop nombreux pour pouvoir s’attacher à eux, l’humour est lourd et le manque d’action m’a laissé un peu perplexe… Bref un giga flop, c’est vraiment dommage car la thématique était très originale mais il faut dire la vérité… je me suis clairement ennuyée.

Note : 2 sur 5.

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Publié dans Littérature

Tant que le café est encore chaud – Toshikazu Kawaguchi

Tant que le café est encore chaud, est un roman qui m’a profondément bouleversé. Il m’a fait verser quelques larmes, je le spécifie parce que même si je suis très sensible ça ne m’arrive pas si souvent que ça de pleurer en lisant. Toutefois malgré les larmes, ce roman de Toshikazu Kawaguchi n’est pas un coup de coeur, c’est une très belle lecture certes mais pas un coup de coeur.

L’histoire est assez originale, on suit divers personnages dans un café qui a pour légende de pouvoir faire revenir dans le passé. Ce voyage dans le passé peut toutefois se réaliser qu’en respectant certaines règles notamment de s’installer à une place précise dans le café et que le voyage se fasse tant que le café est encore chaud, il ne faut surtout pas le laisser refroidir. Cela donne des idées à de curieux personnages qui ont tous des remords, des regrets et de la culpabilité sur des évènements passés. Le couac étant que le présent ne sera pas différent, peu importe ce que l’on décide de faire ou dire dans le passé, le présent restera le même.

Ce texte est une belle leçon d’humilité. J’ai adoré les personnages qui regorgent d’émotions fortes, ils sont plus vrais que jamais. La traduction que j’ai lu était très bonne puisqu’elle retranscrit les sensations avec beaucoup d’authenticité, j’ai facilement pu me mettre à la place des personnages qui souhaitaient retourner dans le passé (d’où les larmes…).

Le style aussi m’a beaucoup plu, comme bien souvent avec la culture japonaise c’est très descriptif et contemplatif. On prend le temps de prendre son temps. L’auteur installe en douceur le décor, la vie des personnages, les détails du café. On a presque l’impression d’y être et de sentir l’odeur et l’atmosphère à la fois chaleureuse et mystique de ce café. Cette douceur de vivre me fascine et je la convoite souvent dans mes lectures. La seule chose que je déplore dans ce livre c’est le manque de poésie. Il me manquait que ça pour le qualifier de coup de coeur !

J’ai passé en tout cas un très bon moment de lecture et je vous recommande chaudement ce titre si vous aimez les histoires slow et nostalgiques. Pour ma part j’adore ça donc je suis bien tentée par l’envie de lire plus de romans de littérature japonaise. Du coup, je profite de cet article pour faire appel à vous, si vous avez des recommandations je prends, j’ai Les années douces de Hiromi Kawakami dans ma pile à lire, je pense qu’il ne va pas faire long feu… Affaire à suivre.

Note : 4.5 sur 5.

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Mourir au monde – Claire Conruyt

Mourir au monde, est l’un des titres de la rentrée littéraire des éditions Plon, le seul titre écrit par une femme. Et quel titre ! C’est le primo-roman de Claire Conruyt et c’était divin.

Dans ce titre on est au coeur d’un couvent et on suit des religieuses dont particulièrement Soeur Anne et son élève Jeanne. Très vite on se rend compte que Soeur Anne et Jeanne n’ont pas une relation d’élève à disciple, que c’est plus profond que ça.

Ce que j’ai aimé avant toute chose avec Mourir au monde c’est qu’il est écrit pour tous. En effet, sans être croyante, j’ai aimé ce texte qui se lit très vite car parfaitement bien rythmé, limpide et plutôt court. Le style d’écriture de l’autrice est à la fois poétique et intimiste.

J’aimerais vous parler de la solitude que vous éprouvez peut-être. J’aimerais vous dire qu’elle est belle. Elle vous déshabille, elle vous dénude.

Au niveau de l’histoire, je l’ai trouvé à la fois tendre et cruel. Cette confusion des sentiments entre Soeur Anne et Jeanne est magnifique car elle ne tient qu’à un fil. En effet, elles ont toutes deux décidées de consacrer l’entièreté de leur existence à Dieu mais que reste-t-il quand Dieu n’est plus au centre de tout ? Quand il n’obsède plus l’esprit comme il le devrait ? Comment faire pour se remettre de cette part d’ombre et retrouver la foi ?

Je suis une bougie qui, lentement, se consume en espérant éclaire votre route.

C’est cette ambivalence de sentiments, émotions et sensations que réussit à transmettre Claire Conruyt dans son premier roman Un texte à découvrir de toute urgence autant pour le fond que pour la forme !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Romans graphiques

Blanc autour – Wilfrid Lupano & Stéphane Fert

Blanc autour, est une merveille à découvrir. C’est beau à la fois pour les yeux, mais également beau pour le coeur et surtout beau pour l’âme. Ce n’est pas un coup de coeur mais on n’est pas passé bien loin.

La première chose qui m’a fasciné ce sont les illustrations de ce roman graphique. Elles sont tout bonnement somptueuses : les couleurs sont douces, les physiques des personnages sont variés bref l’illustratrice que je suis en a pris plein les mirettes, au point que les planches sans dialogues font probablement parties de mes préférées.

Au delà des illustrations, l’histoire est toute aussi belle puisque l’on parle d’un évènement historique plutôt méconnu sur l’éducation des femmes, la ségrégation et l’esclavage. Des thématiques très intéressantes et très émouvantes. En effet, je me suis rapidement attachée à Prudence Crandall, cette grande dame (qui devrait être bien plus connue que ça !) qui a œuvré toute sa vie pour que les jeunes filles afro-américaines puissent recevoir une éducation et surtout une instruction. J’ai ressenti un panel d’émotion durant ma lecture : de la tristesse et de la colère lorsque j’ai vu ces riches hommes blancs tout faire pour laisser de côté ces femmes de couleurs. Mais également de la joie, de la puissance et de la sororité quand toutes les élèves de Prudence Crandall se soutiennent et restent solidaires. Le gros plus selon moi est le dossier à la fin qui permet d’en apprendre plus sur les élèves de l’école et sur la vie qu’elles ont menées après l’école.

En bref, c’est un roman graphique qui met en avant des convictions fortes dans une époque profondément austère au changement. Mais pas de panique ce côté sombre de l’histoire devient rapidement lumineux grâce à la poésie des illustrations et la puissance de toutes ces femmes. J’ai adoré !

Note : 4 sur 5.

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Le livre audio, ma grande passion.

Je ne m’en suis jamais cachée, j’adore le format audio. Que ce soit pour la lecture ou pour écouter des podcasts, je ne peux m’en passer. C’est un format qui m’accompagne en travaillant toute la journée tel un collègue de travail. J’en écoute également pendant que je fais certaines tâches ménagères : la cuisine, l’aspirateur (à l’aide d’écouteurs), étendre le linge et le ranger. Mais également quand je veux me détendre en prenant un bain ou en faisant du yin yoga. Véritablement j’use et j’abuse de ce format dans presque tous les petits moments de ma vie. J’en suis encore plus accro qu’à Netflix, c’est pour dire.

J’aime pouvoir écouter des essais, des romans et de la fiction. J’aime relire des livres que j’avais adoré mais que je n’aurais jamais relu de moi-même par manque de temps. J’aime pouvoir découvrir des podcasts grâce aux mises en avant par l’équipe Audible. J’aime me dire que si parfois j’ai envie de passer plus de temps à écouter de la musique pendant que je travaille plutôt qu’un livre audio je peux résilier mon abonnement à tout moment. J’aime me dire que je peux demander à des proches de m’offrir des livres audio et en offrir à d’autres. Finalement j’aime toutes les fonctionnalités et c’est ce qui fait que je suis cliente depuis des années à la plateforme. Je ne pourrais vraiment plus m’en passer et c’est pour cela que je voulais vous en parler. En ce moment, l’abonnement est gratuit pendant 30 jours, avec un titre au choix offert et résiliable dès que vous avez téléchargé votre livre audio. Ça peut être l’occasion idéale de tester ce format que moi j’adore ! Du coup j’ai eu envie de vous faire une petite sélection pour vous aider à choisir LE livre idéal, j’espère que ça vous fera plaisir 😃

Les livres audio que j’ai écouté (en ayant lu les livres au format papier avant) et que je vous recommande sur Audible

Les podcasts disponibles sur Audible que je vous recommande

Les livres que j’aimerais prochainement écouter sur Audible

J’espère que ça vous donnera des idées et que cet article vous a donné envie de découvrir le format Audio. Si vous êtes vous aussi friands de ce format n’hésitez pas à me laisser vos titres préférés en commentaire pour que je puisse agrandir ma liste d’envie de prochaines écoutes et si vous n’avez encore jamais sauté le pas : HERE WE GO !

Article affilié, si vous suivez le lien suivant pour profiter de l'offre d'essai, je touche une petite commission. Merci pour votre soutien 😊 
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Une femme – Annie Ernaux (coup de coeur)

TW : deuil, décès d’une mère.

Je ne sais pas par où commencer. Je suis totalement bouleversée par ce livre, par les mots d’Annie Ernaux qui vient de perdre sa mère, par l’incipit qui permet de rendre la mort de cette mère plus vraie pour elle, par la narration brouillonne qui ne suit aucune logique mais qui paraît si authentique, si pure quand on y réfléchit vraiment : comment structurer ses pensées face à la mort de sa maman ? Les souvenirs ne viennent-ils pas au compte goutte tantôt beaux, tantôt étrange ? Ce n’est pas du tout mon premier texte de l’autrice (cf. Mémoire de fille et La femme gelée), je l’affectionne beaucoup mais je pense que de tous celui-ci empreint de réalisme m’a d’autant plus touché.

En fait, je ne suis pas sûre de réussir à rendre hommage à ce texte comme il le faudrait, donc je vais m’arrêter sur ces quelques phrases. Lisez ce livre, il est beau. C’est un diamant brut, il donne l’impression qu’aucun travail de réécriture n’existe et que seules les pensées mises sur le papier ont fait le livre, tout en suivant la chronologie de ces pensées.

Attention toutefois si vous avez perdu votre maman (ou une figure maternelle) et que vous ne vous sentez capable de lire un texte sur le deuil, évitez de vous le procurer, ce n’est vraiment pas un livre à lire !

Note : 5 sur 5.

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Publié dans Romans graphiques

Autour d’elles, tome 1 – Shino Torino

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de manga et c’est sur celui-ci que j’ai jeté mon dévolue. Et quel bonheur de se replonger dans une petite série familiale remplie de nostalgie et de douceur.

Dans Autour d’elles on suit deux protagonistes principales, Michiru et Maya. Ces deux dernières étaient en couple à la fac et ce sont séparées pour suivre leurs chemins de vie. C’est seulement cinq ans après cette séparation que Michiru refait son apparition dans la vie de Maya, mais… elle ne revient pas seule puisqu’elle est devenue la maman de Yûta.

J’ai trouvé ça extrêmement beau de plonger dans le quotidien de ces deux femmes. On vacille entre remise en question, nostalgie, enjeux professionnels et éducation d’un jeune enfant. Le quotidien paraît vraiment réel c’est un joyeux bazars organisé. Ce premier tome m’a gentiment rappelé l’histoire de Gengoroh Tagame avec sa série de manga Le mari de mon frère que j’avais énormément aimé en début d’année. Je me réjouies sincèrement de découvrir la suite d’Autour d’elles et je vous invite chaudement à vous procurer ce premier tome si vous aimez la douceur, les moments de vie doux et authentiques et bien sûr les histoires LGBTQ+ (sinon, passez votre chemin) !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Poésie

La force de vivre – Tosca Noury

Un recueil de poésie touchant, écrit par une jeune autrice de tout juste 17 ans, qui a eu la super bonne idée de s’auto-éditer afin que son histoire puisse toucher le coeur de tas de lecteur.ices.

Dans La force de vivre j’ai aimé beaucoup de chose notamment le fait que ce soit de la poésie, c’est bête mais ça me touche parce que déjà j’en écris mais surtout parce que j’aime bien trop en lire. J’ai également aimé la mise en page du livre à la Rupi Kaur assez minimaliste, agrémentée de jolies illustrations tout aussi épurées. J’ai aimé la thématique touchante, frappante et saisissante. Savoir qu’une aussi jeune femme se livre sur son envie de se battre, que dis-je de vivre c’est juste beau, ni plus ni moins. Certains poèmes m’ont profondément émue alors que je ne me sentais pas forcément concernée par le sujet. Tosca écrit avec dévotion ses émotions d’hypersensible, comme si les mots pouvaient panser ses maux.

La prouesse d’aligner des textes d’une intimité telle me fascine. L’intimité de ce recueil me fascine, je trouve que c’est une prouesse de réussir à se livrer de la sorte. Comme elle le dit si bien à la fin de son recueil, j’espère que ce n’est que le début car je m’impatiente déjà de lire de nouveau des mots signés Tosca Noury.

Je ne peux pas qualifier ce recueil de coup de coeur pour l’unique raison que je ne me suis pas retrouvée dans t’entièreté du livre mais j’ai passé un moment unique, doux et poétique le temps d’une soirée pour mon plus grand plaisir de lectrice.

Note : 4 sur 5.
Publié dans Maternité et Parentalité

Le dégât des eaux – Pauline Delabroy-Allard & Camille Jourdy

Oui, je sais, vous allez finir par croire que je ne lis plus que du Pauline Delabroy-Allard, et vous n’aurez pas tort. En règle général quand je tombe en amour d’une plume on ne m’arrête plus. Finalement c’est ce qui s’est passé avec l’autrice, en moins d’une année j’ai lu toute son oeuvre et maintenant je regrette presque ce choix parce que je dois désormais patienter et attendre qu’elle publie de nouveau quelque chose. Heureusement pour moi, il lui arrive d’écrire de bien jolis textes sur son compte Instagram, ainsi, j’ai un peu l’impression de lire le début d’un nouveau livre et ça me met du baume au coeur.

Une fois de plus, j’ai trouvé cet album magnifique aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Les textes de l’autrice sont poétiques et délicats. Les illustrations de Camille Jourdy (autrice d’un de mes romans graphiques préférés, Rosalie Blum), sont resplendissantes. Chaque page est une prouesse visuelle et donne envie de passer des heures entières à observer les moindres détails.

Quant à l’histoire, elle est très originale. Cela peut permettre d’aborder en douceur la thématique de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur. Une belle découverte, encore, qui confirme ce que je savais déjà, je suis absolument fan du travail pointilleux, onirique et poétique de Pauline Delabroy-Allard et de l’univers haut en couleur de Camille Jourdy.

Un album à lire et relire à souhait.

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Classiques de la littérature

Aurélien – Aragon

Que dire… Ce livre n’est pas un coup de coeur comme je l’aurais pensé (espéré ?) mais ce n’est pas passé loin, il ne manquait pas grand chose pour que mon coeur explose littéralement.

Dans ce livre on va découvrir une histoire d’amour d’une beauté folle (mais impossible) sur fond d’après-guerre et de faits historiques. Avant de me lancer corps et âmes dans Aurélien, j’avais peur que la plume d’Aragon me lasse, je ne serais pas trop vous dire pourquoi… Je pense que c’est parce que je connais le Aragon poète et pas le Aragon romancier. Une chose est sûre dès l’incipit, Aragon a su me séduire. La plume poétique d’Aragon convient parfaitement au genre du roman d’amour. D’ailleurs ce côté « poétique » est d’autant plus envoûtant et saisissant quand Aragon raconte et décrit les décors ainsi que les petits détails « insignifiants » du quotidien.

Le petit point qui m’a dérangé malheureusement et qui fait que ce n’est pas un coup de coeur, c’est que par moment j’ai eu des impressions de longueurs. Très peu souvent certes mais c’est arrivé. Par ailleurs je le précise aussi parce que je pense que c’est assez important, pour lire ce livre et l’apprécier, il vaut mieux se mettre en condition et bien se rentrer dans la tête que le texte a était écrit dans une toute autre époque. En effet Aragon tient parfois des propos racistes et dégradants vis-à-vis des femmes. Si vous ne vous en sentez pas capable, passez votre tour sinon vous risquez de ne pas passer un bon moment, d’autant que le livre fait plus de 700 pages, ce serait dommage de vous infliger ça.

Cependant, si vous souhaitez lire Aurélien, sachez aussi qu’Aragon parle de l’amour merveilleusement bien ! J’ai dû corner une page du livre toutes les vingt pages environ tant je trouvais que certains passages étaient divins. La fangirl que je suis rêve maintenant qu’on m’écrive des mots aussi beaux qu’Aragon sait le faire 🥰 (comment ça je rêve ?)

Pour conclure, j’ai adoré lire Aragon dans autre chose que de la poésie. La fin m’a coupé le souffle, j’ai cru ne jamais m’en remettre tant elle est belle et atroce à la fois. Bérénice et Aurélien, les deux protagonistes principaux du livre, proposent une histoire d’amour qui restera longtemps je pense parmi mes préférées.

Note : 4.5 sur 5.

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