Publié dans Féminisme, Littérature

La femme gelée – Annie Ernaux

Je vous en parlais récemment dans une dernière chronique j’ai découvert Annie Ernaux il y a peu et j’ai une liste longue comme le bras de livres de l’autrice que j’aimerais découvrir. Quand j’ai vu ce livre en rayonnage à la médiathèque je n’ai pas beaucoup réfléchi et je l’ai embarqué avec moi !

Dans ce roman on parle du poids de la société sur les femmes, c’est un texte qui se veut donc très engagé et très féministe. On prend le temps de mettre un mot sur toutes les inégalités qu’il peut y avoir au sein d’un couple hétérosexuel : charge mentale, mettre sa carrière de côté, élever un enfant seule… C’est un texte une fois de plus profond, criant de vérité qui montre à quel point une femme moderne et active peut vite se sentir prise au piège face à la maternité et au mariage.

C’est typiquement le genre de livre qui se relit au fur et à mesure que l’on avance dans sa vie de femme. Un texte profond qui m’a véritablement touché car malheureusement encore bien trop actuel…

Avec justesse et nostalgie, Annie Ernaux revient sur son passé de jeune fille jusqu’à sa vie d’épouse et démontre avec beaucoup de détails comment l’éducation d’un enfant tournée vers le sexisme peut impacter toute une société. Un bijou !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Féminisme

Je suis une sur deux – Giulia Foïs

TW : viol.

On parle de viol dans ce livre. C’est difficile mais nécessaire. Dans ce livre, l’autrice Giulia Foïs, que vous connaissez peut-être de la radio, a réussi à poser des mots sur un drame qui lui est arrivé lorsqu’elle était jeune adulte et le tout avec beaucoup d’humour. Ce livre je l’ai lu comme un guide communautaire pour nous toutes, afin que nous sortions de ces quelques pages prêtes à tout affronter et prêtes à venir en aide à nos soeurs. C’était beau, puissant, déconcertant mais c’était surtout essentiel au vu de notre société moderne. Alors je tenais, avant de parler de ce livre plus en détail à remercier l’autrice d’avoir eu le courage, des années plus tard de retranscrire ce qui lui est arrivé, de poser des mots pour toutes les femmes du monde : merci pour tout !

J’ai aimé ce texte parce qu’il est profond et drôle. Court et efficace. Touchant et indispensable. On ressent la douleur, la culpabilité, la honte, la peur, la colère, le rejet des hommes, la peur de ne plus aimer et désirer quelqu’un bref ce témoignage est d’une sincérité folle et c’est ce qui en fait un condensé d’émotion.

Je trouve qu’il en faut du courage pour revenir sur une période aussi difficile, mais également pour la retranscrire en étant une personnalité publique. Il n’empêche que Giulia Foïs n’a pas flanché et a fait son devoir de femme en racontant son viol. Son histoire m’a touché car elle a beau avoir voulu croire en la justice, croire en un monde meilleur, c’est elle que l’on a incriminé. Son violeur n’était pas le coupable dans son viol. Cela semble irréaliste et pourtant c’est le quotidien de nombreuses femmes : la justice se questionne plus sur la tenue et sur le fait d’avoir cédé par peur plutôt que sur le fait qu’un corps étranger pénètre l’intimité, à tous les sens du terme, de la victime. Certains passages, malgré l’écriture assez drôle de l’autrice, m’ont mis dans une rage profonde. Comment pouvons-nous regarder un humain dans les yeux et sortir de telles absurdités ? Comment pouvons-nous oublier qu’un viol n’est jamais consenti et que cette femme en face de soi pourrait un jour être une soeur, une mère, une épouse, une fille ?

Un témoignage qui m’a retourné tant il est bien écrit et tant il est libérateur pour les victimes. La parole se libère et il était grand temps : si vous vous en sentez capable, lisez ce texte qui sous couvert d’humour un peu noir traite avec justesse des horreurs faites aux femmes. Un incontournable à mettre sur toutes les étagères féministes des librairies et bibliothèques !

Note : 4.5 sur 5.

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Publié dans Féminisme, Romans graphiques

Radium Girls – Cy

TW : deuil.

Quelle claque ! Déjà avant toute chose je souhaite profondément remercier Cy pour avoir mis en lumière ces femmes de l’ombre mais également la féliciter pour ces illustrations toutes plus jolies les unes que les autres réalisées entièrement au crayon à papier : respect !

Une autre bande dessinée empruntée à la médiathèque, celle-ci je la recherchais particulièrement, j’avais extrêmement envie de la découvrir et j’en ressors extrêmement satisfaite !

On se retrouve propulsé dans les années 20 en Amérique où le radium est le nouveau matériau à la mode, on en met sur tout, notamment sur les chiffres des horloges afin de pouvoir lire l’heure dessus, la nuit. L’explosion du radium permet de créer des usines à la chaîne où des travailleuses manipulent le radium plusieurs heures par jour. Or, ce radium est extrêmement dangereux pour la santé, sauf que ça et bien elles ne le savent pas encore.

De mon côté je ne connaissais pas du tout l’existence ni même du radium sur les horloges, ni même des radium girls, j’ai tout découvert grâce à Cy. J’ai donc aimé suivre ce groupe de femmes, d’amies et leur combat. Le côté GIRL POWER m’a séduit immédiatement d’autant que l’autrice adapte son angle à l’amitié entre toutes ces femmes touchées par un même problème. Ce mélange d’entraide, de sororité, de puissance féminine m’a mis un coup de pied au fesse pour le reste de la journée !

Toutefois même si c’était instructif au possible et touchant, je regrette que l’on n’ai pas creusé un petit peu plus en profondeur, l’histoire des radium girls m’a sincèrement touché et je suis un peu sur ma faim de ne pas avoir pu en découvrir plus sur le combat qu’elles ont décidé de mener, sur les répercussion que cela a eu mais surtout sur la suite de l’affaire en justice de ces pauvres femmes sacrifiées au profit de l’économie et du capitalisme. Je sais que c’est le point de vue que l’autrice a choisi pour son roman et c’est ok comme ça mais l’âme curieuse qui vit en moi aurait adoré plus de détails. Ce n’est que partie remise, je me renseignerais sur elles de mon côté !

Bref une ode à la sororité qui m’a mis le sourire malgré le destin funeste de ces femmes de l’ombre ! Encore un grand bravo à Cy pour son travail de recherche, de mise en couleur et de graphisme, l’ensemble est vraiment excellent et c’est important de le souligner !

Note : 4 sur 5.

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Mémoire de fille – Annie Ernaux

TW : sexualité, viol.

Il s’agit de mon premier Annie Ernaux ! Je ne sais pas pourquoi, ni même comment, j’ai pu passer à côté de ses écrits durant toutes ces années. Une chose est certaine je vais réparer cette erreur prochainement en me faisant plusieurs de ces écrits par an.

Dans ce texte on suit l’autrice elle-même (comme souvent, visiblement, dans les livres d’Annie Ernaux) à l’été 1958, elle est jeune, naïve, très peu consciente de son corps et encore moins de celui des hommes. Elle parle avec des mots puissants de son désir nouveau pour la sexualité rapidement opprimé par la société qui ne veut pas de femmes (et encore moins d’adolescentes) qui aiment le sexe.

La singularité de ce texte vient sans doute de cette mise en lumière des fantômes du passé. C’est notre Annie du présent qui narre l’histoire en revenant avec nostalgie sur la Annie qu’elle fut des années plus tôt. C’est poignant, profondément intime et extrêmement bienveillant. Annie ne regrette rien, elle revient simplement sur les faits avec beaucoup de justesse pour se décrire et se comprendre.

Et, c’est justement ce que j’ai préféré avec ce livre parce que ça m’a permis de le savourer. Cela est sans doute dû à la plume de l’autrice qui se veut contemplative, descriptive et pleine de douceur : avec Annie on prend le temps de tout observer, de ralentir et ça fait un bien fou. Alors oui, ça ne plaira pas à tout le monde mais si vous êtes des lecteurs réguliers du blog vous savez que ce que j’aime le plus ce sont les longues descriptions du banal.

Bref, je vous recommande chaudement de lire l’autrice si comme moi vous n’avez pas encore pris le temps de la découvrir. De mon côté j’ai très envie de lire en priorité deux autres de ces titres à savoir La femme gelée qui semble être extrêmement féministe ainsi que Une femme qui parle de la maladie d’Alzheimer et de deuil parental. Si vous avez d’ailleurs lu d’autres livres d’elle, n’hésitez pas à me les recommander, à vrai dire je me suis fais une petite liste spéciale Annie Ernaux pour mes prochaines virées en librairie donc si cette liste se rallonge ce n’est pas bien dérangeant 😛

Note : 4 sur 5.

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Ils vécurent heureux (Guide de survie d’une féministe en couple hétéro) – Mymy Haegel

Aussitôt reçu, aussitôt lu. On parle dans ce guide pratique, du fait d’être féministe au sein d’un couple hétérosexuel, du comment draguer et faire des rencontres en tant que féministe, du regard que peuvent porter les hommes sur ce terme, des pervers narcissiques, des façons dont un homme peut se sentir intégré dans la cause et par la même occasion nous soutenir, nous femmes, dans la répartition égale de la charge mentale par exemple…

C’est un livre que j’ai sincèrement apprécié car il aborde des thématiques très variées avec beaucoup de bienveillance et d’humour. L’autrice n’est aucunement là pour juger des décisions, des faits ou des actes, elle-même raconte dans son livre certaines anecdotes pas « très féministes » qu’elle a pu faire dans tout son parcours de femme. Elle permet de nous déculpabiliser et de ne pas avoir la sensation d’être de mauvaises féministes si on n’a pas toujours la repartie idéale face à certaines situations ou si on a des fantasmes étranges qui ne sont vraiment pas très en adéquation avec nos valeurs profondes…

Toutefois j’en aurais voulu plus, les points soulevés sont pertinents et très intéressants mais selon moi pas assez poussés, je suis sûre qu’on aurait largement pu rajouter une cinquantaine de page à ce bouquin sans qu’il n’en devienne lourd ou too much. Je pense que la cible est les féministes certes mais pas forcément celles qui en sont déjà « loin » dans la démarche. Le fait qu’il n’y ai que très peu de conseils c’est ok, je trouve ça même pertinent parce qu’en soit un conseil non désiré n’est pas forcément bon à prendre mais je pense que donner des pistes de réflexions en fonction de notre « niveau » dans le féminisme aurait pu être idéal, cela aurait pu toucher plus de personnes et faire sens à un maximum d’entre nous.

Une belle découverte, qui trônera fièrement dans l’étagère féministe de ma bibliothèque mais qui aurait gagné en profondeur en y rajoutant quelques longueurs et réflexions plus pointues.

Note : 3.5 sur 5.

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(Pour rappel il sort le 29/04 en librairie !🌞)

Publié dans Féminisme

Dans la bouche d’une fille – Collectif

Un texte poignant sur ce que nous, les femmes, pouvons entendre comme commentaires au quotidien, ce que nous subissons, ce que nous laissons faire/dire par peur, ce que nous pensons au fond de nous.

J’ai adoré ce livre qui est à l’image du compte Instagram. Ce n’est ni véritablement un essai, ni même un copié-collé du compte, ce livre est un ovni écrit à plusieurs mains sur la société patriarcale. Il se décompose un grande partie où des témoignages se suivent et se ressemblent (ou pas).

C’est un texte qui est à la fois percutant et terrifiant. Percutant car il donne envie de se battre pour que toutes les femmes, celle d’aujourd’hui et celle de demain, afin qu’elles n’aient plus besoin d’entendre ces commentaires et et subir ces injonctions au quotidien. Terrifiant parce qu’en le lisant on sait que c’est écrit par un collectif, on sait que toutes ces femmes n’ont ni le même âge, ni le même mode de vie, ni la même religion, ni la même orientation sexuelle et pourtant elles témoignent au fil des pages pour les mêmes raisons : le patriarcat est ambivalent.

Quand on pose le bouquin on est le mix parfait de cette terreur et cette hargne. À la fois on a envie de tout casser parce que bon, objectivement, ça fait trop longtemps que ça dure ! Mais… d’un autre côté, il y a une autre part plus sombre, qui se demande si on va réussir à changer les choses… Il y a encore tant à faire ! C’est troublant !

Bref j’ai adoré, je le recommande chaudement à toutes les adolescentes, jeunes adultes, femmes, mères, grand-mères bref à toutes mes soeurs de le lire car il est très abordable, il se lit super vite et il est nécessaire pour comprendre notre société actuelle.

Bravo à vous Louise, Luna, Valérie, Enissa, Astrid et toutes les autres. Vous avez fait un super boulot 👌

Note : 4 sur 5.

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SCUM Manifesto – Valérie Solanas

Un essai féministe très déstabilisant que je ne recommande pas à tout le monde. Je pense qu’il faut avoir fait un bout de chemin dans son féminisme pour être prêt à lire SCUM Manifesto qui est en gros un message divulguée à d’autres femmes pour éradiquer les hommes. C’est un essai très troublant à lire mais qui remis dans son contexte, grâce à la merveilleuse postface de Lauren Bastide, permet de mettre en lumière les profondes humiliations, trahisons et violences qu’a subit Valérie avant d’en arriver à cette conclusion. C’est une femme, une grande femme qui a vécu l’horreur par des hommes qui auraient dû être de confiance pour elle, des membres de sa famille très proche. C’est une femme profondément brisée qui un jour a commis un meurtre et qui mine de rien se laisse entendre quand on comprend le background, c’est une femme qui a été placée en psychiatrie alors qu’elle avait toute sa tête pour la simple et bonne raison que ces pensées dérangées. Bref, c’est un texte puissant, très radical mais qui est nécessaire à lire quand on commence à se sentir parfois dépassé par le monde qui nous entoure. J’ai aimé autant qu’il m’a choqué mais je sais que c’était nécessaire à lire à ce moment-là de ma vie pour comprendre la globalité du mouvement féministe.

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Classiques de la littérature, Féminisme

Une chambre à soi | Virginia Woolf

Cela fait un moment maintenant, ou devrais-je dire quelques années, que j’ai envie de lire ce livre. J’ai eu envie de me jeter dessus après avoir préparé un exposé sur Virginia Woolf avec deux copines lors de mon cursus IUT Métiers du Livre et je ne sais pas, le temps est passé, il est resté sur ma wishlist bien au chaud comme si il savait qu’il allait être réédité avec la préface de Lauren Bastide. Je ne vous présente plus Lauren, je l’aime vous le savez déjà surement si vous êtes familier du blog ou de la page Instagram @marinestouppou. Forcément quand j’ai vu ce combo je n’ai pas pu résisté et tel un appel divin je me suis ruée chez mon libraire pour me l’offrir et quel bonheur.

Pour recontextualiser ce livre est sorti pour la première fois dans les années 30 mais il est malheureusement encore bien trop d’actualité. Dans cet essai retranscrit à l’écrit qu’a donné Virginia Woolf lors d’une conférence à l’université de Cambridge elle parle avec brio du fait qu’une femme peut se sentir pleinement libre dès lors où elle peut être indépendante financièrement de son mari. La place des femmes au sein de la société et de la sphère culturelle est également une partie importante de l’ouvrage. Elle ose même parler de relations amoureuses et sexuelles entres femmes avec beaucoup de douceur et de bienveillance et de ses consœurs autrices dans un milieu très masculin, un bel élan de sororité.

Cynique, actuel, brillant, troublant et provocateur ce livre est d’une richesse incroyable pour l’époque. Puis, la préface de Lauren Bastide n’enlève en rien l’énergie globale, bien au contraire, cette dernière rend un hommage magistral à celle qui lui a presque tout appris ! C’est émouvant et beau, ni plus ni moins. Bref, je me tais et je vous laisse vous l’offrir, le lire et l’apprécier autant que moi si ce n’est plus.

Note : 4.5 sur 5.

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Publié dans Féminisme, Romans graphiques

Les digitales | Fabienne Legrand

Un livre a mi chemin entre le témoignage, l’essai et le roman graphique qui aborde avec beaucoup de justesse la place des femmes dans le milieu numérique. On y trouve des témoignages de femmes ayant du se battre pour être acceptée dans le milieu, des témoignages du sexisme qui s’empare des métiers digitaux mais également une mine d’information concernant toutes ces femmes qui ont agit dans l’ombre ou pas parfois pour faire de notre monde numérique celui qu’il est aujourd’hui. Les planches illustrées rajoutent beaucoup de rondeur et d’humour pour casser le côté un peu trop sérieux des sujets abordés. Toutefois j’ai trouvé ce texte trop court, j’aurais aimé que l’on creuse davantage et qu’il y ai parfois plus d’essais que de témoignages. Je ressors donc de cette lecture ravie d’avoir appris de nouvelles choses mais vraiment sur ma faim, il manque pour moi une trentaine de pages plus explicatives qui auraient parlé des sujets plus en profondeur.

Note : 3 sur 5.

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Publié dans Féminisme, Romans graphiques

Saison des roses | Chloé Wary

Un roman graphique qui m’a plus dès le début par sa thématique très actuelle, on va parler du sexisme dans le milieu du sport, c’est très intéressant, très bien amené et le sujet semble parfaitement maîtriser. Les injustices, les insultes, les coups-bas, les efforts bien plus importants que l’on demande aux femmes plutôt qu’aux hommes, les retours sur les tenues vestimentaires comme quoi une fille sportive est forcément pas féminine. Concernant le style graphique on aime ou on aime pas, cela semble être réalisé au feutre et de mon côté j’ai adoré, c’était surprenant et original puis pour le coup j’ai trouvé que la thématique se mariait assez bien avec ce côté très traditionnel du dessin. Une belle découverte qui amène de belles réflexions autour du féminisme et de la condition de la femme dans un milieu sportif et bien souvent très masculinisé.

Note : 3.5 sur 5.

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