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Ça raconte Sarah – Pauline Delabroy-Allard (coup de coeur ♥️)

TW : maladie, deuil, rupture amoureuse.

Je ne suis pas certaine de connaître suffisamment de mots et d’avoir assez de vocabulaire pour vous parler aujourd’hui de mon second coup de coeur de l’année. Vous le savez quand j’aime en livre je ne sais pas bien en parler, tout d’un coup les mots me manquent, ils disparaissent presque me laissant avec la seule envie d’hurler au monde entier à quel point ce livre est bien. CE LIVRE EST BIEN. Je vais quand même faire un effort, essayer du moins, pour vous donner envie de vous le procurer et de vous en faire un avis.

J’ai découvert Pauline et son histoire grâce à Bliss Story, un podcast que j’écoute religieusement chaque lundi, pour débuter la semaine de la meilleure des manières possible. Clémentine, la créatrice du podcast parlait de Pauline et de son parcours de maternité incroyable, entres quelques phrases elle parle brièvement du fait qu’elle a écrit un livre, je note le titre machinalement sur un bout de papier pour ne pas l’oublier et je retourne au podcast. J’y découvre une femme forte, moderne et folle amoureuse de Sarah. Ce n’est qu’à la toute fin du podcast que mon cerveau fait un lien et si Ça raconte Sarah parlait de leur histoire à elle ?

Bingo ! Mon cerveau a eu raison. C’est donc en connaissant déjà un petit bout de l’histoire de Pauline et Sarah que j’ai plongé de toute mon âme dans Ça raconte Sarah. J’en ressors émue, troublée, pleine de joie, fière, unie, solidaire, songeuse. J’en ressors.

Je suis d’une loyauté à toute épreuve. Je ne sais pas comment te trahir, mon amour. Je ne pourrais pas aimer à nouveau, le sais-tu ?

Le livre est découpé en deux grandes parties. La première est rythmée de petits chapitres de quelques phrases seulement, poétiques. L’autrice revient sur la rencontre avec Sarah, sur la passion, l’amour fou, la découverte, le sexe, la peur de perdre l’autre. La seconde bien que plus courte paraît plus longue car les chapitres deviennent plus denses, ils traînent sur des pages. L’autrice parle de la colère, de la peur, du deuil, de la rancoeur, de la détresse, de s’a(b)imer.

J’ai lu ce livre d’une traite, en apnée, je n’ai pas su poser le bouquin même pas pour manger. J’ai profondément aimé cette banalité de l’instant qui est sublimée. J’ai profondément aimé être plongée dans l’intimité de ce jeune couple que tout oppose, jusqu’à la société. J’ai profondément aimé ce besoin charnel de voir leur amour volcanique perdurer et ne surtout pas s’essouffler. Parce que finalement c’est un peu ça que ça raconte une histoire d’amour, des moments volés, des mots sur de l’intime, des phrases sur de la passion, des détails sur elles. Ça raconte l’amour, la fusion des corps, la fusion de l’âme (soeur), puis l’absence qui dévaste au point de ne plus se (re)connaître.

Coup de foudre immense, je n’en rajouterais pas plus. Ah, si, l’autrice glisse des références cinématographiques et littéraires dans certains chapitres, c’est joliment parsemé, par-ci par-là et ça vaut le coup de prendre des notes pour se laisser surprendre.

Après la première nuit, être loin d’elle devient une aberration

Note : 5 sur 5.

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Jour Bleu – Aurélia Ringard

Encore un premier roman épatant, d’une poésie inouïe et d’une richesse folle. Si comme moi vous aimez quand on prend le temps de décrire des moments de vie et des scènes du quotidien. Si comme moi vous aimez que la mélodie des mots soit présente dans un roman et que chaque mot soit utilisé de manière précise et pas seulement pour être là. Foncez sans plus tarder en librairie, ce texte est fait pour vous.

Dans Jour bleu, on suit une femme qui a rendez-vous galant avec un homme à la gare de Lyon. Elle a volontairement décidé de venir en avance au rendez-vous pour prendre le temps d’observer la vie qui l’entoure, de vraiment regarder les personnes qui viennent faire un saut à la gare. Assise dans un café, elle profite de cette attente pour en prendre plein les yeux et vivre un spectacle grandeur nature sur les détails du quotidien. Bien sûr chaque personnage qu’elle observe lui remémore des souvenirs qu’elle prendra le temps de nous raconter à nous lecteurs.

J’ai adoré suivre avec précision et fascination cette gare, j’avais l’impression de vivre la scène de l’intérieur, d’être moi aussi installée dans un café et de prendre le temps d’observer la vie. C’est revigorant, parfois troublant, assez mélancolique mais surtout nostalgique. L’autrice réussit à parler de son héroïne à travers le comportement des personnes rencontrées dans la gare. Le temps s’arrête presque et permet au lecteur de connaître le personnage dans son entièreté : ses parts d’ombres, son passé, ses désirs, ses envies, ses peurs, ses passions. Page après page on se sent plus proche d’elle et… je me suis même surprise à me prendre rapidement au jeu et à devenir curieuse d’en apprendre plus sur les autres passants de la gare, ceux dont on ne sait rien.

Ces quelques heures dans en Gare de Lyon m’ont troublé et je ressors de cette lecture bluffée par l’expertise de l’autrice sur sa minutie du détail. Trois heures c’est à la fois très court et très long et il faut réussir à bien jauger l’ensemble du récit pour que le rythme n’en soit pas perturbé et que ce ne soit si ennuyeux si trop bref.

Un excellent travail narratif, poétique et sociologique sur les gens des gares. J’ai adoré et je recommande vivement.

Note : 4 sur 5.

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Les gratitudes – Delphine de Vigan

TW : deuil.

Ce qu’elle m’avait manqué. Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas lu du de Vigan, sans raison particulière finalement juste l’envie de lire d’autres choses, de découvrir de nouvelles plumes.

Ce texte, Les gratitudes est bouleversant. On suit Michka, une veille dame qui est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole, l’usage des mots, elle oublie et confond des mots et c’est extrêmement difficile pour elle, ancienne journaliste à la retraite. Se sentant de moins en moins bien, elle demande de l’aide et se retrouve placée en Ehpad. C’est grâce au point de vue de Marie, une proche à elle puis au prisme de Jérome, orthophoniste de l’Ehpad, que chapitres après chapitres nous voyons comment les liens se tissent lorsque l’on se rapproche tout doucement de la fin.

 Ce texte m’a vraiment plu parce que je l’ai trouvé profondément humain. Il aborde avec beaucoup de tendresse la peur de partir, les souvenirs d’enfance, les souvenirs que l’on va laisser à ceux qui restent, de la gratitude que l’on peut ressentir sur la vie,… C’est une aparté de tendresse de moins de 200 pages qui parle également de l’importance des mots, de leur utilité, de bien savoir les manier, de se jouer d’eux… Et forcément en tant que passionnée de littérature, moi, ça me parle. Le seul point un peu moins bon de ce texte selon moi c’est la fin que j’ai trouvé trop rapide, presque bouclée. Néanmoins cette fin n’enlève en rien à la délicatesse et à la douceur du roman que j’ai profondément aimé. Un condensé d’émotion à découvrir de toute urgence.

Note : 4 sur 5.

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La femme gelée – Annie Ernaux

Je vous en parlais récemment dans une dernière chronique j’ai découvert Annie Ernaux il y a peu et j’ai une liste longue comme le bras de livres de l’autrice que j’aimerais découvrir. Quand j’ai vu ce livre en rayonnage à la médiathèque je n’ai pas beaucoup réfléchi et je l’ai embarqué avec moi !

Dans ce roman on parle du poids de la société sur les femmes, c’est un texte qui se veut donc très engagé et très féministe. On prend le temps de mettre un mot sur toutes les inégalités qu’il peut y avoir au sein d’un couple hétérosexuel : charge mentale, mettre sa carrière de côté, élever un enfant seule… C’est un texte une fois de plus profond, criant de vérité qui montre à quel point une femme moderne et active peut vite se sentir prise au piège face à la maternité et au mariage.

C’est typiquement le genre de livre qui se relit au fur et à mesure que l’on avance dans sa vie de femme. Un texte profond qui m’a véritablement touché car malheureusement encore bien trop actuel…

Avec justesse et nostalgie, Annie Ernaux revient sur son passé de jeune fille jusqu’à sa vie d’épouse et démontre avec beaucoup de détails comment l’éducation d’un enfant tournée vers le sexisme peut impacter toute une société. Un bijou !

Note : 4 sur 5.

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Nos résiliences – Agnès Martin-Lugand

Un autre livre de mes emprunts médiathèque qui malheureusement cette fois-ci m’a moins plu que les autres et pourtant il était prometteur. Je ressors donc globalement plutôt déçue de ma lecture et je vais vous expliquer pourquoi.

Si vous me suivez depuis longtemps sur les réseaux sociaux vous n’êtes surement pas sans savoir que Les gens heureux lisent et boivent du café de l’autrice est un de mes livres préférés. Je le relis souvent, il m’apporte beaucoup de douceur et me procure beaucoup de joie. Il est donc vrai que j’ai facilement tendance à me retourner vers l’autrice quand elle a de nouvelles parutions, pas forcément le jour J, ni même durant l’année en cours, mais en règle général, j’essaie toujours de lire ces romans. J’ai d’ailleurs un peu la même obsession avec Tatiana de Rosnay qui est une autrice que j’affectionne particulièrement. Breeeeef, je m’égare.

Ce livre, quand j’ai lu son résumé je me suis tout de suite dis que j’allais probablement beaucoup pleurer à sa lecture et qu’il allait être émotionnellement très intense pour moi. C’est justement un peu tout le problème, je n’ai presque pas était touché par l’histoire de Xavier et Ava et pourtant… je suis très, très, trèèèès sensible. Il m’a manqué une dose de frisson, de larme, de terreur et de sourire au goût salé. Le personnage de Xavier m’a semblé très froid de prime abord et la suite de l’histoire n’a en rien changé cette sensation et concernant le personnage d’Ava, elle ne m’a pas touché, j’ai même eu beaucoup de difficulté à la supporter.

Au delà de ça, je trouve que c’est du déjà vu, je me suis ennuyée de bout en bout. L’écriture est toujours aussi belle et c’est d’ailleurs ce qui fait le charme des romans de l’autrice mais malheureusement cette fois-ci la magie n’était pas au rendez-vous.

Note : 3 sur 5.

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Mémoire de fille – Annie Ernaux

TW : sexualité, viol.

Il s’agit de mon premier Annie Ernaux ! Je ne sais pas pourquoi, ni même comment, j’ai pu passer à côté de ses écrits durant toutes ces années. Une chose est certaine je vais réparer cette erreur prochainement en me faisant plusieurs de ces écrits par an.

Dans ce texte on suit l’autrice elle-même (comme souvent, visiblement, dans les livres d’Annie Ernaux) à l’été 1958, elle est jeune, naïve, très peu consciente de son corps et encore moins de celui des hommes. Elle parle avec des mots puissants de son désir nouveau pour la sexualité rapidement opprimé par la société qui ne veut pas de femmes (et encore moins d’adolescentes) qui aiment le sexe.

La singularité de ce texte vient sans doute de cette mise en lumière des fantômes du passé. C’est notre Annie du présent qui narre l’histoire en revenant avec nostalgie sur la Annie qu’elle fut des années plus tôt. C’est poignant, profondément intime et extrêmement bienveillant. Annie ne regrette rien, elle revient simplement sur les faits avec beaucoup de justesse pour se décrire et se comprendre.

Et, c’est justement ce que j’ai préféré avec ce livre parce que ça m’a permis de le savourer. Cela est sans doute dû à la plume de l’autrice qui se veut contemplative, descriptive et pleine de douceur : avec Annie on prend le temps de tout observer, de ralentir et ça fait un bien fou. Alors oui, ça ne plaira pas à tout le monde mais si vous êtes des lecteurs réguliers du blog vous savez que ce que j’aime le plus ce sont les longues descriptions du banal.

Bref, je vous recommande chaudement de lire l’autrice si comme moi vous n’avez pas encore pris le temps de la découvrir. De mon côté j’ai très envie de lire en priorité deux autres de ces titres à savoir La femme gelée qui semble être extrêmement féministe ainsi que Une femme qui parle de la maladie d’Alzheimer et de deuil parental. Si vous avez d’ailleurs lu d’autres livres d’elle, n’hésitez pas à me les recommander, à vrai dire je me suis fais une petite liste spéciale Annie Ernaux pour mes prochaines virées en librairie donc si cette liste se rallonge ce n’est pas bien dérangeant 😛

Note : 4 sur 5.

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Entre toutes les mères – Ashley Audrain (coup de coeur ♥️)

TW : Deuil, relation mère-fille, secrets de famille.

Par quoi commencer ? Ce texte m’a profondément émue, j’ai aimé cette histoire du début à la fin sans interruption avec une telle puissance… Pfiouf ! C’est beau, parfaitement bien écrit, les mots sont sélectionnés avec soin et le rythme des chapitres est dominé d’une main de maître : j’en ai eu le souffle coupé, à plusieurs reprises. C’est un énorme coup de coeur bien évidemment, au point que je voudrais l’oublier pour pouvoir me réimprégner de cette sensation merveilleuse que j’ai pu ressentir en tournant les pages. Entre douceur, détermination, secret de famille et poids de la maternité, je vous présente aujourd’hui Entre toutes les mères, le premier roman d’Ashley Audrain, qui est une autrice à suivre de très près.

Lire un roman sur la maternité en étant enceinte, on aurait pu penser que ce n’était pas une bonne idée et pourtant, je pense que c’était le bon moment, le moment idéal, celui qui fait que tout a résonné en moi bien plus fort que ce que je ne l’aurais imaginé après mon passage en caisse en librairie.

J’ai aimé la justesse des mots, j’ai aimé la simplicité de la vie menée par les personnages, j’ai aimé les petits moments de tranche de vie où l’on peut s’arrêter et prendre le temps d’observer les détails du petit déjeuner sans que ça n’ai de répercussion sur l’intrigue, j’ai aimé prendre le temps avec Blythe, j’ai aimé Blythe et son amour pour les mots, pour son mari, pour sa famille qui se déchire, j’ai aimé perdre la notion du temps en lisant ce livre parce que j’étais trop à fond pour véritablement penser à autre chose que lire, j’ai aimé la pression qui monte jusqu’à la dernière page et qui fait de ce livre un texte ovni à mi chemin entre littérature contemporaine et thriller, j’ai aimé surligner des phrases parce qu’elles sont belles, parce qu’elles sont poétiques, parce qu’elles sonnent bien, parce qu’elles parlent de la vie avec une élégante simplicité, j’ai aimé aimer ce livre. À vrai dire, j’ai tellement aimé que j’ai envie de l’offrir à tout le monde même à ceux qui ne lisent pas juste pour qu’ils puissent l’avoir chez eux, comme un totem.

Entre toutes les mères est une histoire vraiment particulière qui parle de la maternité et de la relation mère-fille autrement : les peurs, les doutes, la rancoeur, le regret, l’amour, la haine tout y passe. Ashley Audrain a réussi en moins de 400 pages à offrir un roman très addictif, troublant au plus haut point qui se dévore parce que la curiosité l’emporte sur la raison et que cette famille ordinaire en devient extraordinaire par son histoire malaisante. Comme le dit l’autrice elle même, ce roman est un « drame psychologique raconté à travers le prisme de la maternité » et c’est ce mélange invraisemblable qui le rend tout bonnement excellent.

On a souvent tendance à me reprocher de ne pas savoir parler de mes livres coup de coeur parce que je laisse trop l’émotif prendre le dessus et c’est bien vrai, je ne sais pas en parler, je ne sais pas quoi dire (ou plutôt écrire) pour donner envie de le lire. J’ai juste envie d’hurler : « faites-moi confiance ce livre est une pépite ». Mais, en même temps, j’ai peur de décevoir, peur qu’il ne soit pas à la hauteur pour les autres, peur d’en faire trop et que ça fasse l’effet contraire. Donc j’en parle avec des mots qui n’ont ni queue ni tête mais au moins j’en parle et je me dis que peut-être que tout ce déferlement de mots sans ordre précis pourra vous donner envie, ne serait-ce que par curiosité de vous laisser tenter.

C’est à ce jour mon plus gros coup de coeur de l’année donc bien évidemment que je vous le recommande chaudement. De mon côté je vais m’arrêter là avant d’en faire trop. Je vous laisse sur une citation du livre qui retranscrit à merveille selon-moi ce mélange doux-amer qu’offre l’autrice durant tout le roman :

Il arrive qu’un mariage parte à la dérive. Nous ne réalisons pas toujours à quel point nous nous sommes éloignés, mais soudain l’eau rejoint l’horizon et nous avons l’impression que nous ne parviendrons jamais à faire demi-tour. Cherchez le battement de coeur de l’autre dans le courant. Vous vous trouverez toujours. Et ensuite, ensemble, vous rejoindrez la terre ferme. »

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Point de fuite – Marie Colot & Nancy Guilbert

 TW : Masculinité toxique, Pervers narcissiques, Violences faites aux femmes.

Je suis passée à deux doigts de l’immense coup de coeur. Ce livre est écrit par deux femmes incroyables qui ont fait un boulot de dingue et qui ont su mettre les mots sur des problèmes encore trop actuels : les violences faites aux femmes par des pervers narcissiques.

On suit Mona dans ce livre qui tombe éperdument amoureuse de Joshua, ils filent le parfait amour jusqu’au jour où Joshua devient différent, il devient plus colérique, il devient plus oppressant, il ne souhaite plus être loin de Mona et surtout ne souhaite plus que Mona ne fasse quoi que ce soit sans lui, c’est ainsi que Mona, amoureuse, s’éloigne ainsi de son meilleur ami, de ses parents, de sa soeur, de ses études qui la passionne et de son amour pour l’art. Mona se rend compte plusieurs fois qu’il y a un problème néanmoins sous couvert d’excuses, de remords, de culpabilité et d’amour fou, Joshua réussit toujours à reconquérir le coeur de Mona qui pense que le problème vient d’elle : elle n’est pas assez bien, elle ne fait pas assez pour lui, elle ne l’aime pas autant qu’elle le pourrait…

Le livre est écrit sous la forme un chapitre, un point de vue ainsi on suit l’intrigue par le biais de Joshua et Mona mais également de Esther, Cassien, Lya et Marin des personnages secondaires qui apportent énormément au récit et à la vie de Mona.

Ce livre m’a profondément émue, je trouve que la thématique abordée est d’une justesse inouïe, je n’ai jamais eu a vivre ce que Mona a vécu dans son récit mais j’ai des proches auprès de moi pour qui ça a pu être le cas et ces enchainements, ces boucles à répétition, la difficulté qu’à Mona a ouvrir les yeux sur Joshua m’ont paru très juste, très proche de la réalité que j’ai pu côtoyer de plus ou moins près.

Pour faire bref je dirais que c’est une lecture très touchante et émouvante qui m’a mis la larme à l’oeil à plusieurs reprises. Le rythme effréné de l’intrigue rend le roman très difficile à poser. Le bonus ? Des petits poèmes glissés par-ci, par-là qui ont fait déborder mon coeur de douceur.

Note : 4.5 sur 5.

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De mon côté j’ai lu le livre grâce à BOOBOX, si tu as envie de tenter l’expérience je te laisse un petit code promo : MARINESTOUPPOU. Ce code te permet d’obtenir une pochette surprise de trois livres numériques pour toute souscription à un nouvel abonnement, sans engagement, de 3 livres par mois. Génial non ? (code promo non affilié, c’est juste un bon plan que je partage avec toi 😊!)

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Bal tragique à Windsor, tome 1 – S.J. Bennett

Si vous aimez les cosy mystery, si vous aimez la reine d’Angleterre et si vous aimez le thé ce livre est sans doute fait pour vous !

Dans ce premier tome tout juste paru, on suit sa Majesté, en personne, qui mène l’enquête discrètement, au sein de Windsor, l’une des résidences de la famille royale. En effet, Maksim, un pianiste russe, a été retrouvé pendu dans un placard lors d’une soirée dine-and-sleep à Windsor : visiblement ce ne serait pas un suicide comme on aimerait nous le faire croire mais bel et bien un meurtre. Les services secrets et la police sont donc sur le coup, le tout dans la plus grande des discrétions bien sûr, afin d’éviter que la presse ne débarque à Windsor. La piste suivi par tout ce beau monde ne semble pas convenir à la reine qui décide donc, en tout bien tout honneur, de mener l’enquête de son côté afin de démêler le vrai du faux de tout ce bazar.

J’ai passé un très chouette moment, je trouve que le fait de mettre en scène la reine Elisabeth II, avec ses proches, ses chiens (passion absolue pour les corgis par ici) et les lieux qu’elle fréquente est une super idée. D’autant que la force de ce roman c’est qu’il s’agit d’une fiction ainsi l’autrice peut faire dire et faire faire à la reine un petit peu tout ce qui lui passe par la tête, ce qui donne des scènes assez loufoques et clairement tirées par les cheveux. Toutefois même si l’ambiance cosy mystery était là et que j’ai eu un profond attachement pour les personnages il m’a manqué un petit quelque chose pour apprécier encore plus ma lecture. Je pense que j’aurais souhaité des chapitres plus haletants à la place de certains, un peu trop descriptifs à mon goût, qui traînent en longueur et n’apportent pas grand chose à l’intrigue.

Il n’empêche que j’ai sincèrement apprécié ce premier tome et que je suis impatiente de découvrir la reine dans de nouvelles enquêtes, qui je l’espère seront de plus en plus tordues ! Pour conclure, je dirais que c’est une lecture idéale à faire durant une journée pluvieuse car l’ambiance du roman se prête clairement à un moment cosy où l’on bouquine, la pluie en fond sonore avec une tasse de thé fumante et quelques scones anglais à porter de main pour parfaire le décor.

Note : 4 sur 5.

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Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Ce n’est pas le premier roman que je lis de l’autrice et une nouvelle fois j’ai beaucoup aimé ma lecture mais ce n’est pas un coup de coeur comme pour beaucoup d’autres lecteurs.

J’ai dévoré ce roman très rapidement, dès la première page j’ai eu une boule au ventre face à ce déchirement, cette séparation brutale et j’avais peur que ce soit trop triste pour moi. Toutefois, c’est finalement ce que j’ai aimé le plus dans ce texte, la mise en lumière de la vie, la vraie, raconté avec beaucoup de justesse, sensibilité et sincérité par Virginie Grimaldi.

L’autrice aborde des sujets assez difficiles et personnels et c’est ce que j’ai a-do-ré justement, le fait que ce ne soit pas romancé, que ce soit juste et réaliste avec les imperfections du quotidien. Ce livre, c’est le reflet de la vie et ce n’est jamais un long fleuve tranquille. Toutefois, malgré la thématique très forte, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et je suis passée à côté de l’effet « je passe du rire au larme » que provoque généralement le roman. Ça reste un petit nuage de douceur, riche en doux moments mais il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour être amoureuse de cette histoire comme je l’aurais souhaité.

Note : 4 sur 5.

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