Publié dans Littérature, Littérature

Frantumaglia – Elena Ferrante

Avant de se lancer dans ce livre il faut selon moi, avoir déjà lu quelques titres de l’autrice mais également aimer le format épistolaire. En effet Frantumaglia est un livre qui reprend les lettres envoyées par Elena Ferrante afin de répondre à des interviews menées par des journalistes qui ne peuvent la rencontrer à cause à son anonymat très bien conservé (en effet, à ce jour personne ne sait qui est Elena Ferrante, ni même s’il s’agit d’un auteur ou d’une autrice, le mystère reste entier) ou pour faire part de ses doutes, craintes, interrogations à ses éditeurs : Sandro et Sandra.

Le texte ne se lit pas comme un roman du coup, il se lit comme un texte documenté pour tenter de mieux appréhender Elena Ferrante, de mieux comprendre ses écrits et sa vision de l’écriture sous anonymat.

Si vous aimez écrire, si vous aimez en apprendre plus sur les auteurs que vous lisez en règle général et que le format lettres ne vous dérange pas, foncez ! C’est extrêmement intéressant ! Maintenant si vous êtes un peu hostile à tout ça, évitez, vous risquez sinon d’être déçus puisque ce n’est pas une fiction du tout.

De mon côté j’ai vraiment apprécié en apprendre plus sur Elena Ferrante et tout le mystère qu’il existe autour d’elle, j’ai aimé en apprendre plus sur la manière dont elle écrit et sur son amour pour l’écriture en règle général. Les lettres qu’elle rédige sont intéressantes, intelligentes, structurées, détaillées à la limite du poétique. Elena Ferrante écrit si bien que je serai prête à payer très cher pour lire sa liste de course, je suis sûre qu’elle n’est pas aussi banale que la mienne ! Bref, je ne vais pas rédiger des lignes pour rédiger des lignes, Frantumaglia est une belle découverte pour ma part et je recommande chaudement ce bouquin aux adeptes de l’autrice !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Littérature, Romans graphiques

Heartstopper, tome 4 – Alice Oseman

TW : Dépression & TCA

Cette série c’est ma série doudou, je l’ai déjà lu et relu, alors forcément quand j’ai vu que le quatrième tome était enfin disponible en librairie, je n’ai pas attendu très longtemps avant de craquer sur mon exemplaire !

Une fois de plus, je suis profondément amoureuse de ces personnages, de leur histoire d’amour, de la douceur qui se dégage des pages, des illustrations ou plutôt devrais-je dire de l’univers créé par l’autrice. Ce quatrième tome est encore plus profond puisqu’il aborde des sujets encore plus délicats : les troubles anxieux, les troubles du comportement alimentaire et la dépression.

Ce que je trouve fabuleux avec la série Heartstopper, c’est que c’est une série destinée à un public d’adolescents et de jeunes adultes à la base et les thématiques abordées sont intenses, profondes et pas du tout édulcorées. C’est vrai, c’est sincère et c’est que j’aurais aimé trouver plus jeune pour mieux me sentir représentée et pour mieux me représenter le monde autour de moi. Explication de la dépression, de l’anxiété, des TCA, de l’homosexualité, de ne pas se sentir à sa place dans son genre de naissance, le stress, la peur de perdre l’être aimé, la peur de ne pas être assez… bref, c’est varié, c’est puissant et ça me met en joie pour les futures générations d’ados qui possèdent désormais de supers outils pour mieux se comprendre !

Ce quatrième tome est mon préféré, pour deux raisons. La première c’est que la relation de Nick et Charlie se solidifie et s’intensifie (pour mon plus grand bonheur). La seconde, ayant moi même vécu un épisode plutôt violent de détresse en étant lycéenne suite à de gros soucis de santé, je me suis retrouvée en Charlie. J’en ai déjà brièvement parlé sur mes réseaux sociaux mais j’ai eu des TCA (anorexie) quand j’avais 16 ans et c’était un enfer aussi bien pour moi que pour mes proches donc ça m’a touché et rappelé la Marine de 16 ans qui avait besoin d’aide et qui a mis du temps à le comprendre.

Bref une fois de plus c’est un giga succès pour moi et je recommande la série dans son entièreté pour des soirées cocooning, bienveillantes et tolérantes.

Note : 5 sur 5.

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Publié dans Littérature, Littérature

La familia grande – Camille Kouchner

TW : inceste, agression sexuelle

Ce livre est un texte autobiographique qui parle d’inceste. Pour comprendre ce livre il faut comprendre l’autrice. Camille Kouchner est la fille de Bernard Kouchner, politicien et d’Evelyne Pisier, autrice et politiste. C’est également la nièce de l’actrice Marie-France Pisier. Elle est donc issue d’une bonne famille, aisée, politisée et surtout avide de pouvoir et succès. Ce livre est assez dénonciateur d’une partie de la société qui se veut élitiste mais qui sous couvert de privilèges se permet de faire des actes épouvantables.

La familia grande est une fresque familiale en quatre parties qui se veut légère au début, puis, au fur et à mesure, plus sombre pour laisser la place au drame et à un secret de famille inavouable : l’inceste du frère jumeau de Camille par son beau-père. Ce secret est lourd à porter pour des enfants mais il est gardé sous silence par peur, par honte, par désespoir ainsi que par empathie pour le beau-père. J’ai particulièrement aimé la contradiction entre la première partie qui est consacrée à l’enfance de Camille, auprès d’une famille solide et singulière avec des moeurs légères avec la dernière partie où le secret est révélé, où la famille « solide » est dissoute, où tout est remis en question et où l’ambivalence est saisissante voire même oppressante. Et finalement c’est un peu ça l’histoire de La Familia grande, une famille bouleversante à la fois de par sa grandeur et de par sa puissance dévastatrice. À travers ce texte, Camille Kouchner, nous montre qu’il est important de se battre pour les gens que l’on aime afin de limiter les dégâts. En effet, parfois un drame peut avoir lieu et les répercussions font peur mais l’attente, le poids du silence et les regrets peuvent faire encore plus de ravage notamment auprès d’une famille, même la plus soudée.

Au delà de ça j’ai trouvé que l’écriture et les mots de Camille sont extrêmement bien choisit : ils transcendent et percutent tout en étant très doux. La façon dont le texte est construit laisse suggérer le poids qu’à porté l’autrice durant toutes ces années et qu’elle transmet aujourd’hui à son lectorat : les phrases sont courtes et nominales comme si ce secret était trop lourd à porter et qu’elle devait tout dévoiler, à bout de souffle, rapidement, sans ne rien oublier. Doutes, peurs, détresse, tout est transmis au lecteur avec douceur et froideur.

Un texte fort et engagé mais sans rancoeur ! Camille semble avoir réussit à faire son deuil sur sa vie passée : le secret, sa famille singulière, son frère qui a souffert, sa mère devenue frigide… Elle s’est abandonnée à ce livre qui est presque salvateur pour elle et le transmet avec beaucoup d’émotivité dans les mains de qui voudra bien le prendre. À lire, découvrir et transmettre !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Green Lifestyle

Quelques moments doux #4

Je vous écris ces quelques lignes à quelques jours de mon terme. Je ne vous explique même pas mon impatience, je suis tellement heureuse de me dire que la rencontre avec ma fille est pour bientôt, j’ai l’impression de l’attendre depuis toujours, c’est pour dire. C’est donc dans cet état à mi chemin entre impatience et excitation que je vous partage quelques petits moments doux avant de mettre le blog en pause pour quelques semaines, puisque que de toute évidence, avec un nouveau-né dans les bras, je ne vais pas avoir énormément de temps pour bouquiner.

Écouter des livres…

C’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis réinstallée l’application Audible, le service de livre audio d’Amazon. Je sais que je vais avoir envie de découvrir de nouvelles histoires mais que d’ici quelques jours le temps risque de cruellement me manquer donc j’ai eu envie de me laisser tenter par des lectures en audio. De quoi pouvoir me donner l’impression de lire encore un peu tout en allaitant, promenant ma fille, faisant des tâches ménagères, tentant de me rendormir… Un espèce de kit main libre du lecteur qui va pouvoir nourrir mon appétit insatiable de lectrice compulsive : romans, essais féministes, livres sur la parentalité, podcast et j’en passe. J’ai personnellement déjà jeté mon dévolu sur quelques titres notamment Moi les hommes je les déteste de Pauline Harmange, lu par l’autrice elle même et je m’impatiente vraiment de l’écouter.

Amazon.fr

D’ailleurs j’en profite pour vous dire que si vous souhaitez vous aussi tester Audible, et bien vous avez votre premier livre audio totalement gratuit si vous passez par mon lien affilié (je touche une petite commission, cela permet de soutenir mon travail si vous l’appréciez bien sûr). Il vous suffit ainsi de télécharger le livre audio de votre choix avec l’offre d’essai Audible et de résilier l’offre dans la foulée. Bien sûr vous n’êtes pas obligés de résilier, vous pouvez, comme moi, profiter de l’abonnement quelques temps mais ça, ça vous regarde, ça ne dépend que de vous et de votre affection pour le format audio !

… et lancer un club de lecture poétique.

En début de mois j’ai créé un club de lecture poétique mensuel : @acourtdepoemes. Je lis de la poésie depuis plusieurs années maintenant (j’en écris aussi) et j’avais envie de partager avec d’autres passionné.e.s autour de ce genre littéraire. Toutefois la poésie c’est hasbeen pour la plupart des gens (même au sein de la communauté #bookstagram) il était donc très compliqué pour moi d’en parler ouvertement… C’est ainsi qu’a germé l’idée d’ouvrir un club de lecture littéraire autour de la poésie. Le but de ce club est de pouvoir échanger, chaque mois, autour d’un recueil précis avec des passionné.e.s autour de publications, de lives et de rencontres virtuelles avec les auteurs et autrices (pour ceux qui sont toujours vivants bien sûr !).

À l’heure actuelle le club de lecture existe sur Instagram mais aucune lecture n’a encore commencé, la première se fera à la rentrée, en septembre ! J’ai déjà des milliers d’idées de posts à réaliser, d’auteurs et autrices à inviter, d’éditeurs à interviewer, de livres à vous faire gagner et je m’impatiente de pouvoir le faire dès septembre. Je peux déjà vous annoncer que le programme du club pour le mois de septembre et d’octobre est planifié et qu’il va y avoir de très belles surprises. Du coup, si vous aimez la poésie, je vous invite chaudement à me rejoindre sur le compte Instagram du club de lecture puisque c’est là-bas que tout se passe mais également que les recueils à lire seront dévoilés !

@acourtdepoemes – Instagram

Des nouvelles sur mes écrits.

Comme je viens de vous le dire, j’écris. J’écris des poèmes depuis plusieurs années maintenant et j’ai cette année eu le déclic d’en faire un recueil de poème. Le manuscrit est achevé depuis quelques mois maintenant et je recherche à le faire éditer. C’est la partie la moins rigolote pour moi puisqu’il faut que je me mette en avant et que je mette en avant mon travail, or… si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis très timide, extrêmement introvertie et vraiment pas à l’aise avec le fait de me vendre. Bref c’est donc une affaire qui est loin d’être réglée mais une affaire à suivre ! Le recueil est illustré par mes soins et j’en suis vraiment très fière, je n’aurais jamais pensé que des mots écrits sur des notes de téléphone auraient pu un jour finir dans un recueil, ce fut un exercice extrêmement libérateur pour moi. Tellement libérateur qu’en parallèle de ce premier recueil achevé, je suis en train d’en écrire un second (toujours de poésie). J’en suis à la moitié et je m’impatiente vraiment de le continuer et de le terminer pour pouvoir l’illustrer, le mettre en page et le voir prendre vie sous mes yeux. J’espère juste avoir le temps parce que bon je n’ai jamais eu a écrire avec un bébé, donc, je ne sais pas encore si cela est compatible ou pas, on verra bien ! En tout cas une chose est sûre j’avais vraiment envie de vous en parler dans cet article parce que ça fait partie de ma vie depuis plus d’un an et demi maintenant (le confinement, tu coco) et qu’il était grand temps de vous parler de tout ça. J’espère que ce projet d’édition se fera tout aussi bien pour l’un que pour l’autre, en tout cas je ne baisse pas les bras et je me dis qu’au pire, je pourrais toujours tenter d’auto-éditer mes recueils. Bon il faudra que je trouve une éditrice free-lance pour checker la mise en page, l’orthographe et tout le tralala mais c’est pas inenvisageable non plus ! Affaire à suivre donc !

@thoughtcatalog – Unsplash

Vos retours (bien trop mignons) sur mon contenu en ligne !

Merci. Merci. Et encore : merci 🙏 !

Ces dernières semaines vous m’avez beaucoup soutenu sur mes divers réseaux que ce soit par ici, sur ce blog, avec l’article d’Anna Karénine qui a reçu beaucoup d’éloge (merci j’y ai passé un temps précieux de recherche et d’analyse), que ce soit sur Instagram avec mes réels que vous trouvez doux, réconfortants et que vous partagez de bon coeur, le cap des 100 abonnements au club de lecture poétique @acourtdepoemes, les retours chaleureux sous ma publication de future maman en détresse face au monde de demain et j’en passe encore. Vous avez réussi plusieurs fois à me faire monter les larmes aux yeux par votre bienveillance et votre soutien sans faille depuis des années. Quand vous me dites que vous vous retrouvez dans mes mots ça me touche, quand vous me dites que vous aimez ma façon d’écrire je pleure de joie, quand vous trouvez une photo sur laquelle j’ai passé du temps à assembler les éléments élégantes je suis profondément émue. Bref vos mots, vos likes, vos partages font que je me sens bien et surtout que je me sens à ma place sur toutes ces plateformes. Donc voilà, il était important pour moi de prendre le temps de vous dire tout ça, parce que vous n’imaginez même pas à quel point vos retours sont précieux : merci, merci pour tout.

@marinestouppou – Instagram

Sur ces belles paroles, je m’arrête là pour aujourd’hui, j’espère que ce petit partage vous a plu ! De mon côté je vous dis à très vite par ici. Je prends un petit temps de pause pour profiter de notre nouvelle vie à trois (ou plutôt à cinq en comptant les poilus). Je vous embrasse, avec toute mon amitié, Marine🌞!

Publié dans Poésie

Poèmes saturniens – Paul Verlaine

Un magnifique recueil de poème que j’ai adoré relire bien des années plus tard après mon lycée. Je le trouve toujours aussi beau et touchant. Les poèmes sont d’une douceur inouïe, les vers sont mélodieux et ont su trouver un écho en moi.

Cela ne plaira pas à tout le monde, c’est évident, mais personnellement, même des années plus tard je trouve toujours ces mots percutants. À lire et à relire de temps en temps pour se refaire un shoot de délicatesse. Mention spéciale au poème Soleils couchants qui reste mon petit favoris du lot.

Une aube affaiblie, Verse par les champ, La Mélancolie, Des soleils couchants.

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Classiques de la littérature

Anna Karénine – Tolstoï

Résumé de l’histoire (avec spoiler)

Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine. Un jour, Anna se rend à Moscou chez son frère, Stiva Oblonski, qui lui demande de venir pour prendre sa défense vis-à-vis de sa femme Dolly. Ce dernier l’a trompé, il s’en veut terriblement et souhaite renouer des liens avec son épouse qui de son côté ne consent à lui pardonner. Il fait donc appel à sa sœur pour apaiser un peu les tensions familiales. 

En descendant du train qui l’amène voir son frère, elle croise le comte Vronski. Anna tombe folle amoureuse de lui, malgré le fait qu’elle soit déjà mariée à Alexis. Elle lutte contre cette passion nouvelle mais s’y abandonne et finit même par tomber enceinte. Se sentant coupable elle décide d’avouer son infidélité à son mari qui souhaite mettre fin à cette relation et divorcer afin de pouvoir garder le contrôle sur son image. 

La grossesse d’Anna se déroule très mal, en effet, après avoir accouché, Anna tombe extrêmement malade et se sent mourante. Prise de désespoir elle envoie un courrier à son mari, lui demandant son pardon, ce qu’il fera ému par ses remords. Anna ne mourra pas, elle partira faire sa vie avec Vronski et leur fille. Elle finira par sombrer dans la folie à cause de sa jalousie maladive et décidera de mettre fin à ses jours pour ne plus avoir à supporter ce mal-être qui ne cesse de croître en elle. 

En parallèle de cette histoire, nous suivons un autre couple celui de Kitty et Lévine. Kitty est la sœur de Dolly et est en âge de se marier. Un jour Lévine lui demande sa main, Kitty refuse car elle ressent une passion dévorante pour Vronski. Néanmoins ce dernier se prend d’amour pour Anna qu’il croise à la gare et décide de partir avec elle laissant Kitty seule, désemparée et en détresse. Kitty reviendra sur ses positions et renouera un lien avec Lévine, se rendant compte, au demeurant, que l’amour peut parfois mettre du temps à se créer au sein d’un couple mais qu’il reste toujours plus fidèle que la passion sur le long terme (cf. Anna et Alexis mais également Stiva et Dolly).

Bref, il y a pas mal d’intrigues amoureuses dans ce roman, toutes se croisent et toutes s’apportent mutuellement quelque chose, c’est véritablement passionnant ! 

L’analyse littéraire

On est directement plongé dans le quotidien de trois couples de la haute bourgeoisie russe du XIXème siècle qui ont des problèmes ma foi très actuels : infidélité, jalousie, passion, peur du regard des autres…

  • Dolly qui a été trompé par son mari se résigne à lui pardonner mais ne l’aimera plus vraiment, elle restera avec lui plus par convention qu’autre chose.
  • Anna, mariée, tombe folle amoureuse de Vronski et prend le risque de mettre à mal son statut social par passion.
  • Lévine qui est fou amoureux de Kitty sait qu’il n’a jamais été le premier choix de Kitty et ne pourra s’empêcher d’être jaloux de tous les autres hommes autour de lui. 

Néanmoins, Anna Karénine, n’est pas seulement un roman d’amour ou un roman sur l’adultère. En effet c’est également un roman sur la quête de l’absolu, sur ce besoin de tout obtenir de manière insatiable. Le roman est nettement plus sombre qu’il n’y paraît puisque pour, Anna par exemple, seule la mort réussira à la rassasier. L’histoire d’Anna, comme celle de tous les protagonistes de ce roman, pourrait se résumer à une quête du bonheur, à une quête du parfait, mais ces quêtes ne sont qu’illusoires puisqu’elles sont impossibles à atteindre. Le bonheur parfait n’existe pas, nous sommes tous obligés de passer par des moments un peu down pour connaître des moments plus doux, par des phases de désillusions et d’épreuves difficiles pour caresser un jour l’idée d’être heureux. 

Concernant les protagonistes, ils ont tous un rôle majeur à jouer dans ce roman. Toutefois là où les trois quarts des lecteurs d’Anna Karénine ont trouvé que Lévine était le personnage le plus intéressant et bien je ne m’y retrouve pas. Selon moi c’est le personnage d’Anna qui est passionnant et fascinant. En effet, elle tient plusieurs rôles dans cette histoire et c’est pour cela que c’est le personnage que j’ai préféré suivre. Anna est une femme qui attire les regards, elle est moderne et se fiche de ce que peuvent penser les personnes de son rang, seul son bonheur l’importe.  En effet, le fait de quitter son mari, pour vivre avec son amant va totalement à l’encontre des mœurs de l’époque. Elle ose partir, elle ose se montrer en présence de Vronski dans la haute société, elle ose vivre sa vie comme bon lui semble. Selon moi Anna est l’incarnation de la liberté dans ce roman, ce qui le rend moderne. 

Décidément, tu ne veux voir dans la femme qu’une couveuse !… Oui, elle s’occupe de sa fille, elle l’élève même très bien, mais elle ne fait pas parade de cette enfant. Ses principales occupations sont d’ordre intellectuel : elle écrit.

Et c’est d’ailleurs ce qui m’a profondément frappé avec Anna Karénine, c’est un œuvre moderne, qui se démarque, elle parle d’adultère mais elle souligne également l’injustice que subissent les femmes dans ce monde hypocrite de la haute bourgeoisie. Anna est une féministe avant-gardiste, elle fait des choix pour elle sans prendre en considération les autres et elle fait surtout ce que font tous les hommes de l’époque sans pour autant être jugés et pointés du doigt. Elle croque la vie a pleine dent et n’écoute pas les qu’en-dira-t-on ! C’est un personnage qui peut paraître très frigide mais c’est au contraire un personnage d’une grande sensibilité qui ne peut se contenter de vivre une vie sans passion. 

J’ai d’ailleurs au cours de ma lecture était très surprise de voir à quel point Tolstoï se met facilement à la place de ses héroïnes féminines. Les passages qui relatent de la maternité sont réels et pas du tout édulcorés, moi qui suis enceinte à l’heure où j’écris ces mots, je me suis souvent retrouvée dans le discours de toutes ces femmes.  

Si notre jolie Kitty enlaidit pour le moment, combien à chaque grossesse ne dois-je pas être affreuse !… Et puis les couches, les affreuses couches, le déchirement de la dernière minute, les misères de l’allaitement, les nuits d’insomnie, toujours des souffrances, des souffrances atroces !… Et Dolly tressaillit au souvenir des crevasses aux seins dont elle souffrait à chaque grossesse.

Un autre personnage sur lequel on ne met selon moi pas assez l’accent, c’est celui d’Alexis, le mari d’Anna. C’est un homme qui travaille énormément, c’est justement ce côté workaholic qui fera que son épouse ira voir ailleurs, elle s’ennuie dans son mariage et a besoin d’un peu de fantaisie. Néanmoins, Alexis est un homme issu d’un rang plutôt haut au sein de la société et il laisse sa femme le tromper sous réserve qu’elle reste discrète. Il tolère l’adultère sous réserve qu’il ne se fasse pas aux yeux de tous. Dans le fond c’est celui qui souffre le plus et qui perd le plus. Il devient la risée de toute un rang, il n’a plus d’épouse, il pardonne Anna quand elle est au plus mal et est profondément attristé de sa mort malgré tout. C’est un personnage qui a une profonde empathie, qui ne souhaite pas spécialement faire du mal à ses proches. C’est un personnage qui m’a fait beaucoup de peine, puisqu’il est profondément bon mais cela ne lui réussit pas vraiment car sa bonté est plus perçue comme une faille qu’autre chose. In fine c’est le personnage qui a le plus perdu de plumes dans ce roman. 

Finalement quand on y réfléchit Anna Karénine c’est un roman qui se veut encore très actuel, il dépeint une société fausse, dans le paraître, qui veut tout et tout de suite et qui met de côté les femmes ainsi que les bonnes personnes. Oui, je sais, c’est flippant de se dire que le monde n’a pas vraiment avancé depuis la publication de ce livre ! 

Mon avis

Je n’ai jamais osé lire ce livre avant, j’avais peur que le style soit trop difficile et au vu du nombre de pages j’avais peur de perdre pieds mais vraiment pas, le style de Tolstoï est très accessible pour peu que l’on passe un peu sur les noms russes assez délicats à retenir je vous l’accorde 😛 

Ce livre c’est la vie, la vraie, il n’est pas romancé, pas exagéré, il est réel. C’est un roman qui permet de mieux appréhender la haute société russe de l’époque et ses sournoiseries tout en revenant sur la condition des femmes de l’époque. C’est un texte riche et audacieux qui se doit d’être lu et qui mérite son appellation de classique de la littérature. Je reviendrais tôt ou tard vers Tolstoï, je suis trop curieuse de découvrir le reste de ses œuvres et voir s’ils sont tous aussi bons qu’Anna Karénine

J’ai adoré et je recommande vraiment ! Le nombre de page peut effrayer mais vraiment ne vous fiez pas aux apparences, on ne les voit pas passer !

Elle voit en vous une véritable héroïne de roman, et prétend que, si elle était un homme, elle ferait mille folies pour vous.

Pour aller plus loin sur Anna Karénine

  • Mention spéciale pour le film de Joe Wright avec Keira Knightley, Jude Law en acteurs principaux, que j’ai désiré regarder à la suite de ma lecture et qui est je trouve extrêmement fidèle à l’oeuvre littéraire. Si vous ne vous sentez pas de partir sur la lecture sans savoir de quoi ça parle je vous invite chaudement du coup à vous regarder ce film, qui date de 2012 et qui est très bien réalisé.
  • La vidéo YouTube de la chaîne de vulgarisation littéraire au 80 000 abonnés, Le mock sur l’oeuvre entière.
  • La version audio, disponible sur Audible gratuitement pour le mois d’essai ! (je touche une petite commission si vous testez l’offre gratuite)

Note : 4.5 sur 5.

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Publié dans Littérature

Les enfants sont rois – Delphine de Vigan

Delphine de Vigan a encore frappé et a une fois de plus écrit un chef d’oeuvre sur une thématique qui se veut très actuelle à savoir l’exposition des enfants sur les réseaux sociaux.

Dans ce roman on va suivre le personnage de Mélanie Claux qui a toujours voulu être célèbre. Elle n’a pas de talent particulier mais elle va réussir à créer toute une communauté autour de ses enfants, Sammy et Kimmy, en lançant une chaîne YouTube familiale. Au programme : unboxing, vlog dans des parcs d’attractions, test de divers jeux et jouets… La chaîne YouTube est un succès, passe le cap de plusieurs millions d’abonnés, Mélanie vit un rêve éveillé elle est enfin connue dans le monde entier. Néanmoins, sa vie rêvée va prendre un tournant dramatique le jour où sa fille, Kimmy, va être enlevée juste en bas de leur maison le temps d’une partie de cache-cache entre voisins.

J’ai absolument adoré ce roman que j’ai trouvé extrêmement bien écrit et percutant. Il remet en question l’utilisation des réseaux sociaux par ses dérives et son addiction. Le sujet est très bien traité, maîtrisé et sourcé par l’autrice et la psychologie des personnages y est très fine. Le récit se découpe en deux parties, une première glaçante qui se dévore tel un roman policier et une seconde qui analyse un peu le futur des réseaux sociaux, l’engrenage que cela est et l’avenir de ces enfants sur-médiatisés à des âges où selon toute vraisemblance ils n’ont pas réellement conscience de ce qu’ils font avec leur image.

La question que pose ce roman c’est que deviennent ces enfants médiatisés ? Que devient la vie de ces milliers d’enfants exposés que des millions de personnes ont l’impression de connaître depuis toujours ? C’est un texte très qualitatif qui permet de se remettre en question, d’avoir un regard neuf sur tous ces comptes Instagram où l’enfant semble être un panneau publicitaire, ça permet de se questionner et de réfléchir différemment : est-ce éthique ? est-ce que les enfants sont heureux ? à qui va l’argent ? les enfants sont-ils conscients de leur image ? les enfants ont-ils conscients d’être suivi par autant de personnes ? que deviennent-ils quand le succès cesse ? comment ces enfants deviennent des adultes équilibrés ? ces enfants ont-ils une valeur réelle du monde qui les entoure, eux qui ont toujours tout eu ? Bref des tonnes de questions sont amenées par l’autrice et font que lorsque l’on referme le livre on est tout bonnement obligé de s’interroger que ce soit sur le contenu que l’on suit ou le contenu que l’on post. Bref c’était passionnant, j’ai adoré, une fois de plus Delphine de Vigan m’a embarquée dans ce roman vertigineux mais nécessaire !

Note : 4 sur 5.

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Publié dans Littérature

Célestine du bac – Tatiana de Rosnay

Pour les personnes qui me suivent depuis l’époque de Tartinneauxpommes, cette époque où j’étais booktubeuse, vous le savez sans doute, Tatiana de Rosnay est une autrice que j’affectionne particulièrement, j’ai tout lu (ou presque) d’elle ! En tant que grande adepte de ses écrits j’étais très curieuse de découvrir son dernier roman en date, mais, malheureusement, je n’ai pas ressenti la magie habituelle et j’en ressors plutôt déçue, je vous explique tout ça de ce pas !

Le livre se divise en deux grandes parties une première qui m’a vraiment beaucoup plu et une seconde qui selon moi se perd un peu, qui devient trop fantastique et qui m’a pour le coup laissé de côté. Dans ce texte on découvre le personnage de Martin, un jeune adulte de 18 ans, issus de bonne famille qui aime plus que tout écrire. En parallèle on découvre à quelques pas de la rue où vit Martin, le personnage de Célestine, une vieille dame, sans domicile fixe qui elle aussi visiblement aime écrire. Tout oppose ces deux protagonistes : âge, sexe, milieu social mais leurs chemins se croisent un jour et ils vont faire un petit bout de ce chemin ensemble.

Ce que j’ai aimé dans ce texte c’est qu’il dénonce beaucoup de problèmes de sociétés très actuels. La première partie tisse la rencontre de Martin et Célestine et véritablement elle m’a profondément émue, ces deux êtres qui n’ont rien en commun et qui s’apportent mutuellement énormément. La bonté, sagesse, bienveillance de Martin, qui du haut de ses 18 ans est plus mature et respectueux que le 3/4 des adultes qui l’entourent, m’a vraiment touché. Le personnage de Célestine aussi qui porte son lot de difficulté et de désarroi, qui est fermée comme une huitre et qui petit à petit va laisser Martin entrer dans sa vie et son quotidien un peu foireux. Toutefois dès la seconde partie, on ne se focus plus que sur le personnage de Martin et on oublie ce duo qui m’a tant touché. On parle seulement d’amour, de quête de soi, c’est très fleur bleu tout en laissant apparaître le début d’une intrigue fantastique. L’autrice m’a perdu, moi qui aimait le fait que l’on dénonce, que l’on mette en lumière l’entraide et la bienveillance dans la première partie, ce ne sont plus du tout des thématiques abordées dans la seconde, on est plus sur un conte et ça m’a fait perdre pied.

Ce livre s’achève sur un mot de l’autrice où Tatiana de Rosnay nous informe qu’elle a écrit ce livre entre 1990 et 1993 et qu’il avait été refusé par son premier éditeur, il est donc resté toutes ces années durant dans un carton. Cela explique peut-être le fait que moi qui ai tout lu d’elle je me suis pas spécialement retrouvée entre ces lignes et c’est bien dommage parce que je ressors au global plutôt déçue de ma lecture.

Note : 2.5 sur 5.

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Publié dans Féminisme, Littérature

La Belle est la Bête – Floriane Joseph

TW : agression physique

Ce livre est un ovni littéraire à mi chemin entre le roman contemporain et le conte. Un conte moderne aux accents orientaux, où les femmes sont puissantes et mises en lumière. Un roman contemporain puisqu’il aborde des thématiques politiques et sociales très actuelles. J’ai adoré ma lecture et je trouve que pour un premier roman il est vraiment très, très bon. L’autrice a beaucoup de talent et j’espère un long avenir littéraire devant elle !

Comme je vous le disais ce premier roman est véritablement atypique. Il porte à la fois sur la reconstruction de soi et sur la beauté physique de la femme. Le regard de l’autrice tout au long de cet ouvrage est donc très féministe, pour mon plus grand bonheur mais je préfère prévenir, ça ne parlera pas à tout le monde.

Dans ce texte on suit Leila, une princesse qui vient d’être victime d’une agression qualifiée de terroriste : on l’a volontairement attaqué à l’acide au visage afin de la défigurer. Ce qui m’a le plus touché dans cette histoire c’est que la douleur de Leila ne vient pas de l’acide en tant que tel, elle vient plutôt du fait qu’on lui ai défiguré le visage, son beau visage qu’elle doit désormais se réapproprier : elle le trouve laid son visage désormais, elle trouve qu’il n’est plus le sien, qu’il n’a plus d’âme. Elle ne s’aime plus, ne se reconnaît plus, se trouve même monstrueuse au point de se masquer le visage pour sortir. Le masque devient l’artifice de Leila et je trouve que c’est un doux parallèle avec le maquillage et les filtres qui font que dans notre société moderne, les femmes ne s’aiment plus au naturel, ne s’aiment plus sans artifice non plus.

Les masques l’aident à s’émanciper, grâce à eux Leila réapprend à vivre après cette agression, elle s’apprivoise tout en douceur. Ils la mettent en confiance et font qu’elle réussit petit à petit à passer au dessus des regards des uns et des autres qui la qualifient de monstrueuse. Ce regain de confiance en elle lui permet d’apprendre à se connaître de façon plus intime ainsi elle se libère des moeurs et devient sexuellement plus libérée. Elle va de bal en bal pour trouver des des hommes et des femmes qui voudraient bien explorer avec elle son corps. Toutefois cette phase ne dure qu’un temps et malgré le fait qu’elle se reconstruit grâce à sa sexualité elle ressent un besoin irrépressible d’amour. Mais… qui peut bien vouloir aimer un monstre ? C’est là tout le but de cette histoire.

Un livre passionnant, déroutant, bluffant, poétique, profondément féministe et inscrit dans des faits bien plus actuels qu’il n’y paraît. J’ai vraiment aimé de tout mon coeur !

Note : 4 sur 5.

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Inceste – Anaïs Nin

TW : inceste, naissance mort-né.

Dans ce livre on a un petit aperçu de deux années du journal intime qu’a tenu Anaïs Nin tout au long de sa vie. Ce journal regroupe diverses données : des pensées, des lettres qu’elle a pu écrire, des lettres qu’elle a reçu, des analyses de rêves… C’est d’ailleurs assez difficile de rentrer dans le journal au début car finalement il n’a ni queue ni tête, ce journal suit un peu le fil d’une pensée. L’écriture est très orale, on a l’impression véritablement qu’elle écrit exactement comme elle le pense : sans filtre. Pour beaucoup d’analyste le journal d’Anaïs Nin est sa plus grande oeuvre et après en avoir lu un morceau je suis plutôt d’accord, je trouve que le journal lui ressemble c’est tout aussi extravagant qu’elle (dans le bon sens du terme).

À travers ce journal, on découvre ses diverses relations sous leurs formes la plus vraie, la plus brute. Ce sont des relations qui de prime abord peuvent paraître purement charnelles et sexuelles mais au fil des pages on se rend vite compte que de toute évidence Anaïs aime sincèrement toutes les personnes qu’elle rencontre. Il est extrêmement difficile pour elle de se poser et de n’aimer qu’une seule personne jusqu’à la fin de sa vie pour la simple et bonne raison qu’elle tombe éperdument amoureuse de chaque corps qu’elle rencontre. Ce ne sont pas des amourettes de passage, elle y revient toujours, elle doit même mentir aux uns et aux autres pour se protéger et protéger toutes ces histoires. Anaïs est une femme moderne et passionnée et il est inconcevable pour elle de passer le reste de sa vie avec une seule personne, c’est d’ailleurs ce qui fait selon moi son charme. Quand on re-contextualise tout ça, à l’époque dans laquelle Anaïs vivait, c’est une façon de pensée extrêmement actuelle.  

Il m’est difficile de m’en souvenir en ce moment. La vie réelle est ici. L’autre est irréelle. Chez moi : c’est ici. Le soir, ivre d’avoir rêvé. Je commence notre conte de fées.

Anaïs semble être a mi chemin entre le pluriamour et la pansexualité : elle est libre. Elle suit ses envies, ses pensées, ses besoins sans que des règles en tout genre ne puissent l’empêcher d’exister.

Au delà de cette vision moderne de l’amour, on peut suivre sa relation avec son père, une relation incestueuse où Anaïs tente de séduire un père absent, un père qui ne s’oppose pas à cette séduction et qui est donc, selon moi, assez problématique dans son rôle de père. Ce sont des passages aussi troublants, qu’intéressants, aussi écoeurants que fascinants. Anaïs parle également à plusieurs reprises de ses menstruations dans son journal, elle en parle sans tabou, avec recul même, comme si elle avait une connexion particulière avec elles. Il en est de même pour la maternité, en effet, elle tombe enceinte et met au monde un bébé mort-né. On aurait pu s’attendre à ce qu’elle n’en parle pas et pourtant si, elle en parle, elle brise des tabous, elle partage ses émotions et sensations sur sa maternité, son accouchement et son non-désir d’avoir des enfants. Bref c’est passionnant, véritablement ce journal est une mine d’information sur l’autrice et son époque. Je m’impatiente déjà de découvrir d’autres moments clés de son journal dans des éditions à venir ou des éditions plus anciennes. Une chose est sûre, j’aime profondément Anaïs Nin que ce soit pour ses écrits, ses bizarreries, sa modernité ou son histoire, c’est une femme passionnante qui amène un regard nouveau sur la condition des femmes de lettres à son époque.

Je déborde. Je parle trop. J’aime trop. Je veux travailler. J’aime la confusion qui règne dans ma tête, parce que ce tourbillon de sentiments me trouble et me fait perdre le contrôle de moi-même.

Note : 4.5 sur 5.

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