Mes podcasts favoris #1

Hello ! Aujourd’hui j’ai eu envie de partager avec vous mes récents coup de cœur Podcast. En effet travaillant majoritairement à la maison et faisant un travail très créatif je dois rester inspirer la grande majorité de mon temps, le problème c’est que je suis très visuelle et que si on met une vidéo devant mes yeux c’est terminé je ne peux plus quitter la vidéo des yeux. L’option du podcast est venue à moi de façon évidente du coup puisque ça me permet de brasser divers sujets sans pour autant suivre une vidéo ou une succession d’image, je peux travailler tout en ayant l’audio et seulement l’audio en bruit de fond, un vrai bonheur.


 

  • Émotions de Louie Média

Pourquoi j’aime ce Podcast, très probablement parce que je suis une grande grande graaaaande hypersensible qui ne sait comment gérer ses émotions et que c’est un sujet qui me passionne. J’aime en apprendre plus sur les êtres humains, sur le fonctionnement du cerveau, sur l’acceptation de certaines émotions et surtout mieux les comprendre. C’est fascinant, très bien écrit, le podcast se partage entre témoignage et sources scientifiques bref je déborde d’amour pour Émotions et j’espère que ça va durer encore très longtemps.

Mes deux petits chouchous à l’heure actuelle, l’hypersensibilité et le syndrome de l’imposteur.

  • Le Book club de Louie Média

Bon, sans surprise pour le coup on parle de bouquins donc forcément moi ça me parle. Ce que j’aime énormément dans Le Book Club c’est que l’on est dans l’intimité des personnes interviewés et que ces personnes nous parlent sans aucun filtre, dans la plus grande sincérité de trois livres qui ont marqué leurs vies. C’est beau, ça donne envie d’acheter pleins de nouveaux livres et d’avoir une pièce immense avec des bouquins entreposés un peu partout. On sent l’amour des livres dans ce podcast, la passion et l’envie de transmettre, c’est beau, addictif et ça parlera à tous les passionnés de littérature.

Mes deux petits chouchous à l’heure actuelle, l’interview de Diglee et celle de Pomme.

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  • Génération XX

Un Podcast qui met en avant des femmes entrepreneuses, créatives, inventives, inspirantes. Ai-je besoin d’en dire plus finalement ? En tant que féministe, je me nourris de la réussite de femmes, ça me mets des étoiles dans les yeux et ça me remplit de bonheur. C’est un podcast qui motive, donne de la force et redonne du courage aux personnes qui entreprennent (on sait tous que c’est pas toujours la joie :P) ! Un podcast inspirant qui me donne encore plus envie de créer pendant mon processus de création c’est merveilleux non ?

Mes deux petits chouchous à l’heure actuelle, l’interview de Marine Tanguy et celle de Mathilde Cabanas

  • La Poudre de Nouvelles écoutes

Un podcast qui se revendique très féministe et qui met les femmes artistes, activistes au cœur du podcast. C’est terriblement passionnant et addictif, le rythme est très bien mené et la voix délicate de Lauren Bastide m’apaise. Je ne peux rien vous dire de plus vraiment ça s’écoute seulement, c’est intéressant et enrichissant, j’aime à la folie.

Mes deux petits chouchous à l’heure actuelle, l’interview de Pénélope Bagieu et celle des dessinatrices

 

Voilà mes petits podcasts préférés du moment, ceux dont je ne loupe aucun nouvel upload. Et vous, vous aimez les podcasts ? Vous écoutez lesquels ? Dites moi tout, je suis curieuse d’en découvrir de nouveaux tout aussi intéressants.

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Cher syndrome de l’imposteur.

Cher syndrome de l’imposteur je m’adresse à toi aujourd’hui. Au quotidien tu ne me facilites vraiment pas la tâche il n’y a pas un seul jour dans ce monde où je ne remets pas l’entièreté de mon existence en question.

Plus jeune c’était physiquement je ne me sentais pas spécialement jolie du coup j’essayais des looks qui ne m’allaient pas nécessairement pour plaire aux autres, à l’adolescence c’est mon caractère que j’ai voulu changer : pas sociable, timide, introvertie, hypersensible… ça aussi ça ne collait pas trop à la société actuelle il fallait être branché, sortir en soirée, avoir un fort caractère pour réussir. Tout ça m’a passé aujourd’hui je suis qui je suis, j’ai un style vestimentaire très minimaliste et simple, je suis un peu étrange au regard des gens mais je me suis habituée à tout ça alors pourquoi il faut que tu frappes encore plus fort quand il s’agit de mes choix professionnels tu m’expliques ?

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Je n’ai jamais su ce que je voulais faire de ma vie, vraiment, je suis du genre touche à tout, tout m’intéresse et m’intrigue à la fois, je suis très curieuse et à cause (grâce ?) à mon hypersensibilité je suis très vite passionnée. Au lycée déjà je n’ai pas su choisir entre les différentes options d’abord L, puis finalement Gestion parce que « ça peut toujours servir » des bases en comptabilité si un jour je gère un truc à mon compte.

Les études supérieures aussi quelle misère j’ai tout essayé d’abord un BTS comptabilité parce que j’insiste « ça peut toujours servir », puis un retour aux sources en faisant Lettres Modernes à fac avant de me rendre compte que la fac c’était pas du tout pour moi, trop contraignant, trop barbant, pas assez de soutien humain et enfin un IUT métiers du livre où je me suis vraiment épanouie et où j’ai longtemps pensé avoir enfin trouvé MA voie. Entre-temps j’ai eu une conscience écologique, un déclic, j’ai donc suivi en parallèle une formation en naturopathie. J’ai toujours été bonne élève donc la charge de travail ne me faisait pas plus peur que ça. À la fin de ma scolarité, mes deux diplômes obtenus j’ai décidé de me lancer dans le monde des adultes (même si je le côtoyais déjà un peu grâce aux nombreux petits boulots étudiants que j’ai pu réaliser afin de payer mes études) j’ai donc commencé en tant que libraire, j’ai pendant un bon moment adoré mon travail, j’étais chaque jour entourée de livres, je ne pouvais pas rêver mieux en tant que grande passionnée de bouquins depuis l’enfance mais je me suis vite rendue compte que ça ne me plaisait pas de VENDRE, au fond de moi je ne voulais pas pousser les gens à surconsommer, je ne voulais pas avoir des défis journaliers à relever pour vendre des titres pas forcément utiles aux clients juste pour faire le chiffre du jour, ça a été très difficile de l’admettre mais je n’étais pas faite pour ça visiblement il fallait s’y résoudre. J’ai tenté la naturopathie à mon compte, j’ai également adoré aux débuts mais ça m’a valu un énorme burn-out, où j’ai fais une dépression qui a été foudroyante et très difficile à gérer de mon côté comme du côté de mes proches. Les problèmes de mes clients je me les appropriais tellement que j’avais l’impression de les vivre à leurs places et d’en souffrir pour eux, j’ai du m’avouer à regret que j’étais trop sensible, trop emphatique pour ce métier et que tant que de mon côté je n’arrivais pas à gérer mes émotions, mes sensations, mon hypersensibilité je ne pouvais pas continuer dans cette voie sans me faire du mal à moi-même.

Suite à ce burn-out je suis allée voir une psychologue, elle a su trouver les mots, elle m’a fait comprendre que ma sensibilité, mon petit côté introvertie, passionnée et curieuse me rendaient unique. Elle m’a conseillé de me lancer dans l’art car les personnes sensibles visiblement arrivent mieux à gérer leurs émotions dans des métiers créatifs et là ça a été le déclic, j’ai toujours aimé dessiné mais je n’ai jamais pensé pouvoir en faire mon métier parce que vous savez, d’autres personnes dessinent bien mieux. J’ai voulu faire des études aux beaux arts à Marseille en sortant du collège mais pour mes parents à ce moment-là de notre histoire ce n’était pas un métier et il fallait sécuriser mon avenir, obtenir un diplôme plus général. D’une certaine façon ce choix qui m’a attristé à l’époque m’a permis de rencontrer Yanis, l’homme que j’aime depuis 9 ans maintenant.

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Quand j’ai recommencé à dessiner suite au rendez-vous avec ma psychologue j’ai une cette impression de respirer à plein poumon, cette sensation de placer la dernière pièce sur un puzzle de plus de 1000 pièce, cette sensation de me trouver moi, Marine Stouppou. J’ai eu une lueur d’espoir, est-ce qu’après tout ce temps, du haut de mes 24 ans j’avais enfin trouvé ma voie, une voie artistique, risquée, en dent de scie ? Oui, mais après tout ce n’est pas grave puisque je ne cherche pas la stabilité, je suis une personne passionnée et j’ai bien compris qu’avoir la passion et la stabilité c’est difficile dans le monde actuel. J’étais donc prête à me lâcher d’une main et à tenter ma chance mais c’était sans compter sans « Monsieur Imposteur » qui a encore une fois décidé de pointer le bout de ton nez et qui a failli tout gâcher. Suis-je assez douée ? Suis-je assez créative ? Suis-je assez légitime ? Suis-je assez pour me différencier et réussir ? Des questions du genre je m’en suis posée 347 par jours pendant plus d’un mois. Car il est vrai que je n’ai pas fais d’études dans l’art hormis une option histoire de l’art à la fac, que je n’ai jamais pris de cours de dessins hormis les cours obligatoires aux collèges et les quelques gribouillis que je faisais à la maison pour passer le temps…

À ce moment-là de ma vie, je ne me sens pas à ma place j’ai l’impression de voler la vedette à des personnes bien plus douées, bien plus motivées, bien plus passionnée, bien plus qualifiées que moi mais au même moment la vie m’envoie un signe, je découvre des illustrateurs, des illustratrices qui disent et avouent ne pas avoir fait d’études, avoir appris en autodidacte et avoir subi un pression énorme par leurs « Imposteurs à eux », ça me parle forcément. Ces mêmes personnes expliquent que l’art est subjectif et que l’on peut faire 4 ans dans les beaux arts le style ne parlera qu’à peu de monde et faire 2 mois d’autodidacte et séduire par son trait, son petit côté original voire surprenant.

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Grâce à ces vidéos et articles de parcours professionnels très différents et très atypiques je me sens plus déjà plus légitime, je me dis que je ne fais rien de mal, que d’une certaine manière je tente de prendre en main mon avenir parce que je n’ai pas su écouter mon intuition plus jeune, la petite voix dans ma tête qui me montrer la direction, la voie à suivre. Aujourd’hui j’ai donc décidé de me livrer dans cette lettre afin de suivre une thérapie contre mon « Imposteur » et je me sens déjà mieux à la rédaction de cette lettre même si je sais que d’une manière ou d’une autre mon syndrome finira bien par revenir, après tout il me suit depuis l’enfance il ne va pas partir comme ça faut pas rêver. Alors peut-être que la solution c’est d’apprendre à vivre avec et lui prouver qu’il ne me fait plus peur que je sais désormais où je veux aller, ce que je veux faire et qu’il pourra me mettre autant de bâtons dans les roues qu’il le souhaite je me relèverai toujours avec encore plus d’énergie et de force. Aujourd’hui j’ai décide de croire en moi et d’arrêter de penser à mon syndrome de l’imposteur pendant un petit temps. Aujourd’hui j’ai décidé de me faire confiance et de faire confiance à vos retours à vous qui achetaient sur ma boutique Etsy pour mon art et non pas pour me faire plaisir comme j’ai pu le penser au lancement. Aujourd’hui je veux devenir Free-lance et montrer à la Marine enfant que je me suis battue, que je reviens de loin mais que finalement j’essaye de faire ce qu’elle a toujours voulu, dessiner et nager à contre courant parce que finalement je crois que j’aime relevé des défis et me compliquer un peu la vie, ça m’anime.

 

J’espère que cet article confession vous a plu, personnellement il m’a fait un bien fou, je pense qu’il fallait que ça sorte à un moment donné, d’une manière ou d’une autre. Et vous, vous avez un syndrome de l’imposteur ? Vous arrivez à le gérer ? Dites moi tout, je serais ravie de voir que je ne suis pas seule à avoir pris le temps avant de l’apprivoiser hihi.

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Mon hypersensibilité 🌻

Depuis ma tendre enfance je me suis toujours sentie comme un extra-terrestre chez les humains, je me suis toujours sentie différente. Introvertie, solitaire, préférant le dessin, la lecture, le cinéma ou encore les animaux aux relations humaines. J’ai toujours été remplie d’émotions fortes, si fortes, si puissantes, que je pouvais pleurer devant une publicité à la télévision, en écoutant une chanson ou même encore devant une illustration dans une bande dessinée. J’ai toujours été traité comme une petite chose fragile alors que ma force venait véritablement de ces émotions aussi denses soient-elles.

Sauf que malheureusement pour moi le stress est souvent complémentaire des émotions un peu trop fortes et c’est je pense plutôt ces angoisses que je n’arrivais que trop mal à canaliser qui ont été le plus compliqué à résoudre pour moi. Stress, fatigue, migraine, insomnie, maux de ventre tout ça parce que j’avais vu une scène de film qui m’avait touché aussi bien en positif qu’en négatif.

Je peux entres autres avoir des peurs tellement fortes qu’elles me tétanise. Je peux pleurer très vite pour une musique, rigoler très fort quand j’entends une blague, et m’énerver très facilement lorsque le sel n’est pas rangé au bon endroit.  J’ai presque toute ma vie envié ceux qui étaient « normaux » (la norme étant pour moi durant longtemps de ne pas être stressé et émotif). J’ai toujours voulu rentrer dans ces cases et être comme tout le monde jusqu’à ce que j’ai suffisamment de maturité et de recul pour comprendre que le problème ne venait pas de moi mais plutôt du monde qui accuse, juge, se moque et critique lorsque l’on ne rentre pas dans les cases.

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Alors oui je préfère les tisanes à la vodka, le yoga à la zumba, les médecines alternatives qui ressemblent à des grimoires de grand-mère plutôt que la médecine traditionnelle, je préfère me coucher pas trop tard et me lever très tôt, je préfère lire un livre plutôt que sortir boire un coup au bar, je préfère dessiner plutôt qu’aller danser en boite de nuit, je préfère regarder un film humoristique plutôt qu’un film d’horreur, je préfère jouer avec mes deux poilus plutôt que parler à des gens. Oui j’ai peur de la foule, oui j’aime le calme, oui j’aime la solitude, oui je dois faire un travail titanesque en amont pour arriver à aller à la plage en plein mois de juillet quand c’est bondé de touriste et oui, vous le voyez venir, je mets bien plusieurs heures à m’en remettre. Mais cela ne veut pas dire que je suis une petite chose fragile au contraire je me décrirais plutôt comme une personne persévérante, rêveuse, solitaire et très sensible. Toutes ces caractéristiques font que je vois de la beauté dans des choses que personne ne regardent : je peux m’extasier quand Blue et Yuki jouent ensemble, je peux être émerveillée face une petite pousse sur un cactus et être fascinée par des nuages dans le ciel mais je me sens si bien comme je suis que cela ne me pose plus de problème de ne pas rentrer dans les cases. Finalement j’aime être différente, j’aime être incomprise. J’ai appris à lâcher prise et à n’en avoir plus rien à faire du regard des autres parce que j’ai appris que vivre avec moi, vivre dans ma tête ou même dans mon corps c’est vivre une vie à cent à l’heure où tout, absolument tout est intensifié tout le temps.

Aujourd’hui je suis fière d’être cette fille riche d’émotions, je ne dis pas que c’est facile tous les jours car être hypersensible c’est épuisant tant les énergies sont intenses mais j’ai enfin appris à m’écouter et à me reposer sans culpabiliser quand je pense que cela est nécessaire et bénéfique pour mon âme.

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Alors à travers cet article je voulais faire une sorte d’ode à tous les hypersensibles. N’ayez pas honte d’être différent au contraire félicitez-vous d’être la personne que vous êtes. C’est grâce à mon hypersensibilité que mon corps (qui ressens tout lui aussi) m’a donné l’idée et l’envie de devenir naturopathe pour encore mieux le cerner, c’est grâve à cette tête si riche d’idée qui me stimule sans cesse que je me donne à fond pour ce blog, pour mon art, pour moi-même, c’est grâce à ce cœur qui ressent tout avec une grande intensité qui j’aime à la folie la vie, mes proches et ma personnalité. C’est grâce à toutes ces émotions que je suis aussi curieuse aujourd’hui et que j’ai appris le yoga, la naturopathie, l’art, l’écologie, le minimalisme, le slowliving et la méditation.

J’aurais mis plus d’une vingtaine d’année mais j’ai enfin trouvé tous les outils pour apaiser mes émotions quand elles deviennent incontrôlables. J’ai trouvé ce qui fonctionne sur moi mais j’avoue que lorsqu’elles sont trop calmes, elles me manquent parce que finalement c’est ces émotions qui vivent aussi intensément chez moi qui font que je suis Moi avec un grand M. Alors, mes chères émotions, continuez de vivre avec autant d’envie et de ferveur dans mon corps car après plusieurs années de réflexions vous y avez tout à fait votre place.

 

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et j’espère que cet article pourra redonner le sourire aux hypersensibles qui le liront car je sais combien c’est compliqué de vivre dans l’acceptation tant que l’on ne s’est pas encore accepté soi-même.

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Avec tout mon amour,

 

 


Quelques livres qui font du bien et qui permettent de mieux se comprendre : 

Tous les liens sont des liens affiliés, merci pour votre soutien.

 

Inspiration toile #1

J’avais tellement hâte de pouvoir prendre le temps de vous écrire cet article. Je sais que pour chercher l’inspiration il y a Pinterest mais je sais aussi que si vous êtes comme moi et visiblement vous l’êtes (selon un récent sondage Instagram), vous aimez savoir et surtout comprendre la démarche d’un tableau et c’est ce que j’avais envie de réaliser avec vous dans cette nouvelle catégorie d’articles.

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L’histoire de cette toile commence par un soir où le ciel réalisé un dégradé fascinant allant du bleu nuit au rose, en passant par le lilas. J’étais sur ma terrasse et j’ai fixé le ciel et sa lune durant facilement cinq minutes, j’étais comme envoutée par ce dégradé de couleurs, c’était décidé j’allais m’inspirer de ce ciel pour réaliser ma prochaine toile.

Bizarrement, (je ne crois pas vraiment au hasard) je n’ai pu peindre ma toile que le week-end, ce qui fait que j’ai donc du patienter pendant quatre jours avant de me lancer dans l’aventure, entre temps je suis passée en librairie m’offrir deux livres qui a première vue n’avaient rien à voir entre eux.

Le premier, Inspiration de Natacha Birds*, une illustratrice et artiste que j’aime beaucoup autant pour son univers que pour sa poésie et le second, Ensemble c’est tout d’Anna Gavalda* que je n’ai encore jamais lu.

Ce n’est qu’en rentrant à la maison, après ce passage express en librairie, que ça m’a sauté aux yeux sur les deux couvertures il y avait des mains, de jolies mains minutieuses et féminines.  Puis au delà de ces mains, les deux couvertures mises l’une au dessus de l’autre avaient une fois de plus le même dégradé que  le ciel que j’avais pu observer quelques jours plus tôt. J’avais une idée ça y est, une main serait dessinnée sur ce dégradé de couleur.

En parlant de couleurs, il faut savoir qu’elles m’inspirent la liberté et le rêve je ne saurais expliquer pourquoi mais j’associe toujours une couleur à un mot et ce mélange m’a vraiment fait penser à ces deux mots, il fallait qu’ils apparaissent sur mon tableau. J’ai donc commencé à peindre, d’abord le fond avec le dégradé, puis la main, enfin les mots et là, il y avait un grand vide sur le haut de ma toile. Au départ je voulais dessiner des lunes puis j’ai regardé la toile plutôt deux fois qu’une et ces couleurs m’ont paru étrangement familière, ce sont les couleurs phares, les couleurs fétiches, les couleurs qui inspirent Natacha Birds je voulais donc pousser le clin d’oeil encore plus loin, je sais qu’elle éprouve une certaine fascination pour les pâquerettes alors j’ai décidé de parsemer la toile de jolies pâquerettes. Ce sont des pâquerettes bleues pour encore faire un clin d’œil au second livre que je m’étais offert durant ce début de week-end, comme ça la boucle est bouclée.

À la base je comptais achever la toile et la laisser telle qu’elle sauf que la nuit porte conseille comme on dit et à force d’y réfléchir et de la voir dans la chambre, j’ai voulu jouer la carte du contraste. Et si cette main « rêvait » de « liberté » ? Et si cette main « rêvait » de pouvoir être « libre » tout comme ces fleurs, de pouvoir les toucher d’un peu plus près ? C’est un peu comme ça que ce contraste de l’enchainement de la main par la ronce est venu à moi. Les fleurs sont à bout de doigt, cette main rêve d’être enfin libre pour les apprécier véritablement mais toute l’ironie réside dans le fait que cette même main est attachée à une autre fleur et qu’à force de rêver de ce qu’elle n’a pas, elle a oublié ce qu’elle avait déjà

J’espère que l’histoire de cette toile vous a plu, j’ai adoré la créer et je crois avoir tout aussi adorer l’exercice d’expliquer le pourquoi du comment. Merci de m’avoir lu jusqu’au bout, prenez bien soin de vous,

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Mes incohérences 🌼

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de moi, de mes nombreuses incohérences. Récemment avec Yanis, mon chéri, nous avons eu une discussion qui a mis en évidence le fait que parfois même si on pense faire très bien on a encore des parts d’ombre. Pour vous conceptualiser tout ça, notre discussion tournait autour du recyclage ou plutôt du fait que je ne recycle pas. Le but de cet article n’est pas de me faire huer haut et fort mais plutôt de vous montrer mes imperfections, ce que vous ne voyez pas vous derrière votre écran. Vous me dites souvent que je vous inspire et ça me touche énormément mais je suis loin d’être parfaite et c’est le but de ce billet de blog.

Donc, je ne recycle pas et lorsque Yanis m’a demandé pourquoi j’ai commencé à sortir 345 bonnes excuses tel que j’ai pas de place dans la maison pour les bacs, je n’ai pas assez de plastique, verre ou carton car j’achète majoritairement en vrac ce qui fait que les déchets vont trainer longtemps à la maison et la plus glorieuse de toute (accrochez-vous) les poubelles de tri sont loin de la maison… Hum, hum… je n’en suis vraiment pas fière de ces excuses et pourtant au plus profond de moi je ne me rendais pas compte que c’était des prétextes, des bonnes excuses qui font du mal à la planète et j’ai ouvert les yeux en discutant avec Yanis. Certes je n’ai pas de place à la maison mais je peux m’y rendre régulièrement ? OK je n’ai que peu de déchet mais justement autant limiter encore plus mon impact pour s’arrêter seulement à ma zone de confort ? C’est loin de chez moi, ça c’est vrai mais lorsque je promène Blue je passe forcément devant un bac alors pourquoi ne pas me rendre une fois par semaine à pied avec Blue pour joindre l’utile et l’agréable ? Parce que je suis en incohérence, comme beaucoup d’entre nous. J’ai une vie assez minimaliste, simple et je prône l’écologie à chaque repas de famille mais moi-même je ne vais pas au bout de mes démarches cela me rend-il moins crédible auprès de mes proches je ne pense pas car nous sommes tous pareil au fond, personne n’est parfait.

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Je suis naturopathe, je mange hyper sain et j’associe les éléments de sorte qu’ils correspond à mon terrain naturo mais si vous me mettez une pizza devant moi (gluten, lactose BJR) je craque dans la seconde. Je déteste consommer de manière inutile, je suis très minimaliste et je prône le seconde main mais j’achète encore majoritairement mes livres neufs et en quantité assez incroyable alors que je pourrais très bien passer au numérique. J’ai essayé et j’essaie encore mais la sensation du papier me manque rapidement, que voulez vous je suis une amoureuse du livre. Du coup je pense que je vais me reprendre une carte de bibliothèque histoire d’être plus en cohérence avec mes valeurs et principes. Je suis une personne solitaire, timide, introvertie mais laissez-moi avec mes meilleures amies et je deviens méconnaissable. Je suis a fond sur le mode de vie naturel et bio mais j’ai encore envie de me colorer les cheveux et de me faire une permanente (que je vais très certainement faire, la couleur j’ai peur de regretter encore). Enfin bref des exemples je pourrais vous en trouver deux millions (bon peut-être pas autant, mais vous voyez où je veux en venir) mais j’avais envie de vous dire que je ne suis pas parfaite parce que là où je vous inspire, je ne veux surtout pas que vous pensez que je ne fais pas d’erreurs ou que vous vous mettiez une pression incroyable. N’oubliez pas que je montre ce que je veux sur mes réseaux sociaux et qu’en effet je préfère vous montrer quand je déroule mon tapis de yoga plutôt que ma soirée à être dans mon canapé telle une larve avec Netflix à fond. Je ne veux pas que l’on me pense irréprochable car je ne le suis pas, je suis une personne qui fait de son mieux chaque jour et qui apprend de ses erreurs et des autres. 

 Selon moi le plus important c’est d’être en cohérence avec soi-même et c’est mon cas, j’accepte d’être imparfaite pour m’améliorer chaque jour et m’épanouir de mes petits pas pour changer le monde. Je suis heureuse d’être imparfaite et j’espère que cela vous déculpabilise vous faites au mieux chaque jour et c’est le plus important, vraiment, soyez-fier de qui vous êtes et de ce que vous faites.

PS : Pour revenir au  
recyclage je vais investir dans des petits bacs extérieurs et dans un lombricompost afin de pouvoir faire un petit pas de plus pour notre belle planète. je ne dis pas que demain ça sera fait mais c’est la prochaine étape à franchir, mon prochain cap à passer 🙂